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naomi klein

Egérie de la gauche nord-américaine, elle s’engage, avec un nouvel essai, dans la lutte contre le changement climatique. Et voit dans la crise actuelle une chance pour remettre en cause le système capitaliste… Voici la version longue d’un entretien paru dans “Télérama”.

Elle s’était faite discrète, ces dernières années. On l’avait aperçue dans le parc Zuccotti, aux côtés des manifestants d’Occupy Wall Street, ou, plus récemment, soutenant les opposants au pipeline de Keystone. Sept ans après La Stratégie du choc, Naomi Klein, icône canadienne de la gauche nord-américaine, fait à nouveau entendre sa musique originale de « journaliste-chercheuse-activiste ». Tout peut changer, qui paraîtra le 18 mars prochain chez Actes Sud, décrypte les liens consanguins et mortifères entre capitalisme et changement climatique, au fil de pages aussi denses que passionnées, souvent personnelles, et fourmil­lant d’expériences, de chiffres, de faits. A quelques mois de la COP21, la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris fin 2015, voilà un essai implacable, offensif ET optimiste, car « oui, assure l’essayiste canadienne, le changement climatique nous offre une opportunité unique pour changer de système ». Entretien exclusif.

Vous venez d’une famille de militants de gauche. Vos parents vous ont transmis le virus de l’activisme ?

Enfant, mes parents me traînaient sans cesse dans des manifestations et je détestais ça. A 10 ans, j’ai même annoncé à ma mère que je ne l’accompagnerais plus. J’étais une rebelle et une enfant des années 1980. Je me suis révoltée… en traînant dans les centres commerciaux ! Le déclic est venu plus tard, en particulier en 1989, après la tuerie de l’Ecole polytechnique de Montréal. Quatorze femmes ont été tuées par un jeune homme qui n’avait pas été accepté dans cette école et qui était convaincu que les femmes étaient favorisées (1) . Il s’est suicidé en laissant une lettre pleine de haine envers les féministes. J’ai décidé de me revendiquer féministe, j’ai commencé à écrire, mais je ne suis jamais devenue une manifestante. Même si je crois profondément aux mouvements sociaux de masse, je ne suis pas à l’aise dans une foule.

C’est étonnant, venant d’une égérie des grandes marches altermondialistes !

L’écriture est ma façon de m’engager. J’ai toujours voulu écrire des livres utiles aux mouvements sociaux dont je parle. Je me suis longtemps présentée comme activiste journaliste, mais je ne m’y retrouve plus vraiment. Je n’aime pas les étiquettes, pas seulement parce que j’ai écrit No logo… Mon travail est hybride, je croise l’enquête journalistique et la recherche scientifique. Quand j’écris un livre — celui-ci m’a pris cinq ans —, je me mets en retrait. Mais quand il sort, j’entre en campagne.

…/… suite de l’article et source: Télérama

via: le fractal


 

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