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Photo des trois élèves britanniques qui ont rejoint l’EI.

 

Le journal The Ottawa Citizen a rapporté qu’un individu soupçonné par les autorités d’avoir assisté les trois élèves britanniques pour leur voyage en Syrie afin de rejoindre l’EI, est lié au CSIS, une agence des services de renseignements canadiens.

Le journal a écrit que «les agences d’information turques on rapporté jeudi que l’agent de renseignement étranger, détenu dans ce pays, et suspecté d’avoir aidé les filles à passer la frontière vers la Syrie pour rejoindre l’EI, travaillait pour le gouvernement Canadien».

Mevlut Cavusoglu a dit que le suspect en question travaillait pour une agence de renseignement appartenant à la coalition dirigée par les États-Unis contre l’EI, ajoutant qu’il ne s’agissait pas des États-Unis ou d’un membre de l’UE.

Les médias turcs ont ultérieurement identifié le suspect comme étant un agent du CSIS, citant des sources proches du gouvernement turc.

Dans un communiqué standard, Ottawa à nié l’implication d’un de ses agents.

L’histoire confirme ce que n’ont cessé de dire de nombreux analystes: l’État islamique est une création des État-Unis, dirigée par les services de renseignement occidentaux.

Des milliers de citoyens occidentaux ont rejoint l’EI durant l’année écoulée, mais qui assure leur voyage depuis leur pays d’origine jusqu’en Syrie sans se faire prendre par les autorités?

Comme on le constate dans ce cas précis, ces personnes sont escortées en Syrie par des agents occidentaux.

L’idée que les services de renseignements n’aient pas les ressources pour suivre ces personnes est absurde. Russia Today a publié un article montrant comment une organisation canadienne de recherche de renseignement en source ouverte, appelé IBRABO, à géolocalisé une canadienne qui avait rejoint l’EI, par l’intermédiaire de son compte Twitter.

Tous les tweets qu’elle postait révélaient sa position exacte. Les agences de renseignement ont bien plus de ressources à leur disposition qu’une organisation de recherche privée, ainsi l’idée que ces personnes échappent à leur surveillance ne tient pas debout.

Les analystes prétendent que les agences de renseignements occidentales leurrent des personnes sans papiers et impressionnables pour les envoyer se battre et mourir en Syrie. C’est accompli en accord avec la politique de changement de régime en Syrie.

Le Sénateur états-unien Rand Paul a dit récemment que les États-Unis sont alliés avec l’EI en Syrie pour renverser le gouvernement séculier de Bashar al-Assad. L’ancien général Wesley Clark a dit que les alliés des États-Unis (et par extension les États-Unis mêmes) ont financé l’EI pour affaiblir l’arc de résistance chiite constitué de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah.

Alors que l’Occident mène officiellement une fausse guerre artificielle contre l’EI, il continue à soutenir clandestinement une organisation qui décapite tout au long de sa route vers Damas, Beyrouth et Téhéran.

Brandon Martinez

Brandon Martinez est un journaliste indépendant, écrivain canadien, spécialisé dans les sujets de politique internationale, les affaires internationales et l’histoire des XXe et XXIe siècles. Il a beaucoup écrit au sujet du sionisme, d’Israël et de la Palestine, de la politique étrangère canadienne, de la guerre, du terrorisme et des mensonges médiatiques. Ses articles et ses analyses sont publiées sur Press TV, Veterans News Now, Media With Conscience News, Whatsupic, Intifada Palestine, Information Clearing House, What Really Happened, Global Research et d’autres organes médiatiques. Il est co-fondateur de Non-Aligned Media et l’auteur de Grand Deception and Hidden History. Il peut être contacté à l’adresse martinezperspective[at]hotmail.com

Par Brandon Martinez – Le 13 mars 2015 – Source sott.net

via: le saker francophone


 

L’espion qui a aidé trois Britanniques à rejoindre l’EI affirme qu’il travaillait pour le renseignement canadien

L’espion détenu en Turquie parce qu’il aurait aidé trois adolescentes britanniques à rejoindre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie en février dernier affirme qu’il travaillait pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), indique un rapport des services de renseignements turcs obtenu par CBC.
Selon ce document, l’homme, qui a été arrêté le 28 février, s’appelle Mohammad Al-Rashed, mais il utilisait le pseudonyme Dr Mehmet Resit. Il détenait un passeport syrien.

Il aurait voyagé le 18 février dernier avec les adolescentes britanniques d’Istanbul à Gaziantep, une ville réputée pour être un point de passage vers la Syrie, où des combattants de l’EI sont engagés dans une guerre contre les forces de sécurité du régime syrien.
Il les aurait ensuite laissées aux mains « d’individus impliqués dans le trafic d’êtres humains ».
« Il a dit qu’il travaillait pour les services de renseignements canadiens, qu’il voyageait de temps à autre en Jordanie avec des billets payés par le service [de renseignements] et qu’il partageait de l’information qu’il avait obtenue avec l’ambassade canadienne en Jordanie. »— Extrait du rapport des services de renseignements turcs
Dans une déclaration jointe au rapport des services de renseignements turcs, Mohammad Al-Rashed affirme qu’il se rendait occasionnellement à l’ambassade du Canada en Jordanie pour partager de l’information qu’il détenait.
Il soutient d’ailleurs avoir fourni l’information sur le voyage des trois adolescentes britanniques aux services canadiens de renseignements le 21 février. Il a déclaré aux agents turcs qui l’ont interrogé après son arrestation que son objectif était d’obtenir la citoyenneté canadienne.
Depuis juillet 2013, l’ambassadeur du Canada en Jordanie est Bruno Saccomani. Ex-policier de la Gendarmerie royale du Canada, il était le responsable de l’escouade spéciale de la Gendarmerie royale du Canada chargé de la sécurité du premier ministre au moment de sa nomination. L’ambassade du Canada en Jordanie est aussi responsable des relations diplomatiques avec l’Irak.
Le rapport souligne par ailleurs que des captures d’écran de messages textes qu’il avait échangés avec des responsables du SCRS ont été retrouvées sur son téléphone cellulaire.
Les autorités turques n’ont toutefois repéré aucune trace d’un paiement qu’il aurait reçu du SCRS. Elles ont cependant déterminé qu’il avait reçu de l’argent de personnes portant des « noms arabes » et résidant en Angleterre, par l’entremise de services de transfert financier.
Les agents turcs ont aussi trouvé sur des appareils électroniques lui appartenant :
  • des billets d’avion et d’autobus au nom des trois jeunes filles;
  • une vidéo dans laquelle elles rencontrent les trafiquants avant de partir vers la Syrie;
  • des photos appartenant aux adolescentes britanniques, des photos de leurs passeports et des photos de passeports appartenant à une vingtaine d’autres personnes.
La chaîne d’informations turque A Haber a diffusé vendredi une vidéo montrant Mohammad Al-Rashed escorté par des policiers turcs, et une autre présentant sa rencontre avec les adolescentes britanniques.
Selon d’autres informations publiées par Dogan Haber Ajansi, une agence de presse turque, l’homme a notamment fourni à son contact à l’ambassade du Canada en Jordanie des photos de combattants étrangers qu’il avait obtenues. Il aurait aidé quelque 25 personnes, incluant les adolescentes, à se rendre en Syrie.
Plus tôt dans la journée, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré lors d’un point de presse donné à Ankara que l’espion était un ressortissant syrien et qu’il travaillait « pour le service de renseignement d’un pays de la coalition [internationale contre l’État islamique] ».
Jeudi, M. Cavusoglu avait déclaré que le pays membre de la coalition pour lequel cet individu travaillait n’était ni les États-Unis ni un membre de l’Union européenne.
CBC dispose pour sa part de renseignements suivant lesquels ce supposé espion ne serait ni un citoyen canadien ni un employé du SCRS. Il arrive cependant que le SCRS fasse affaire avec des pigistes d’origine étrangère.
Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Steven Blaney, s’est montré avare de commentaires lorsqu’il a été questionné sur cette histoire à la Chambre des communes jeudi. « Effectivement, je suis au courant de ces histoires, maintenant […] je n’ai pas l’habitude de commenter les activités en matière de sécurité nationale », a-t-il dit.
Un départ qui a causé des tensions
Les trois jeunes Britanniques, âgées de 15 et de 16 ans, étaient parties de Londres sur un vol à destination d’Istanbul. Une enquête menée par Ankara a par la suite révélé qu’elles avaient pris un autobus qui les avait conduites jusqu’à Sanliurfa, une ville située non loin de la frontière syrienne.
Le suspect qui les aurait aidées dans leur périple est détenu depuis une semaine par les autorités turques, selon des sources gouvernementales qui ont refusé d’être identifiées.
Le départ de ces trois jeunes filles et leur passage probable au sein de l’EI ont causé des tensions entre le Royaume-Uni et la Turquie. Ankara a accusé Londres de ne pas l’avoir informée suffisamment tôt du périple des trois adolescentes, de sorte qu’elle n’a pu les empêcher de franchir la frontière syrienne.

 

 

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