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Alors que des violents heurts ont eu lieu dans la matinée dans la capitale économique allemande, entre 17 000 et 20 000 personnes ont défilé dans l’après-midi dans un calme relatif pour protester contre la politique menée de la Banque centrale européenne, qui a inauguré ce mercredi ses nouveaux locaux.

Un grand rassemblement au centre-ville de Francfort (dans le Land de Hesse en Allemagne) ponctué de discours anti-austérité avait lieu avant le défilé.
Un grand rassemblement au centre-ville de Francfort (dans le Land de Hesse en Allemagne) ponctué de discours anti-austérité avait lieu avant le défilé.
(AFP/DANIEL ROLAND.)

 

Entre 17 000  et 20 000 personnes ont manifesté mercredi en fin d’après-midi à Francfort, la capitale économique allemande, à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la Banque centrale européenne (BCE) . A l’initiative du collectif Blockupy, né en  2012 à Francfort dans la lignée du mouvement Occupy, elles protestaient contre la politique d’austérité de l’institution communautaire.

La manifestation qui se dirigeait en soirée vers l’ancien opéra s’est relativement bien déroulée malgré quelques jets de pierre sur les forces de l’ordre , selon le site du «Spiegel». Dans la matinée, des heurts en marge ont fait de nombreux blessés.

Tôt mercredi matin des centaines de manifestants, cagoulés pour certains, avaient avancé vers les deux tours de BCE la BCE, un bâtiment de 1,3 milliard d’euros où l’institution est installée depuis l’automne. Des voitures de police ont été incendiées, des jets de pierres et de pavés ont visé des bâtiments administratifs et certaines banques du centre-ville. Un commissariat a été attaqué par des militants anarchistes du Black Block.
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Dans la journée, la police a indiqué avoir procédé à 19 arrestations, déplorant 14 blessés dans ses rangs. Blockupy avait fait état dans l’après-midi de 21 personnes blessées à coups de matraque. Les bombes lacrymogènes de la police ont également provoqué des irritations chez une centaine de manifestants.

«Nous avions appelé à des manifestations paisibles, et manifestement des manifestants qui ne font pas partie de Blockupy» se sont joints au mouvement, «je le regrette», a déclaré sur place Hermann Schaus, député régional de Hesse le Land où se trouve Francfort, membre du parti de la gauche radicale Die Linke.  Blockupy a jugé que la forte présence policière – une des plus fortes mobilisations jamais vues dans la ville – avait contribué aux dérapages.

Mario Draghi, le président de la BCE a reconnu que l’insitution était devenue «le centre des critiques de la part de ceux qui sont frustrés de la situation» en Europe, mais en estimant que ces reproches étaient «injustes». Son action «a visé précisément à adoucir les choses», a-t-il ajouté.

VIDEO. BCE à Francfort : heurts entre manifestants de Blockupy et la police

https://dailymotion.com/video/k2FHLY3s7NAEQNarwen?syndication=111791&logo=0&info=0&quality=720

 

Une atmosphère de kermesse au centre-ville

Avant de commencer à défiler vers 17 heures,  les manifestant s’étaient massés au le centre-ville, où avait lieu. Sous le soleil régnait une atmosphère de kermesse. Le rassemblement était ponctué de discours, par exemple de l’euro-député espagnol Miguel Urban, l’un des fondateurs du mouvement anti-austérité Podemos donné favori des prochaines législatives, et un représentant du parti de gauche radicale Syriza récemment porté au pouvoir à Athènes.

Les manifestants brandissaient des pancartes critiquant la Troïka, les trois institutions -dont la BCE – chargées de contrôler les avancées des réformes des pays européens en crise. «La Troïka aide les banques au lieu des gens», pouvait-on y lire, ou encore BCE arrête tes diktat».

De nombreux manifestants avaient fait le voyage du reste de l’Allemagne et d’autres pays d’Europe. Ainsi Eleonora Forenza, députée européenne communiste italienne, venue de Bari dans une importante délégation italienne. La BCE «est responsable du chômage élevé» dans mon pays, expliquait-elle. Comme beaucoup, elle était aussi là pour manifester sa solidarité avec la Grèce, première victime selon elle des politiques de la BCE.


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 le monde.fr

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