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Bienvenue dans le monde fabuleux de Georges Orwell et Aldous Huxley réunis, ou la synthése du glissement totalitaire de notre société post-capitalisme…

Le fascisme 2.0 c’est maintenant!


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Des neurobiologistes ont réussi à implanter un faux souvenir à des souris endormies : à leur réveil, elles associaient une sensation agréable à un lieu où elles n’avaient rien vécu de particulier.

Imaginez que vous arrivez dans un lieu totalement anodin, un coin de couloir par exemple, et qu’une sensation agréable vous envahit. Un peu comme si vous y aviez vécu un événement délicieux, dont le souvenir vous fait frissonner de plaisir. Vous y revenez régulièrement, attiré par cette sensation… jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que l’endroit n’a rien d’extraordinaire.

C’est un peu ce qui est arrivé à cinq souris, dans une étude menée par l’équipe de Karim Benchenane, de l’ESPCI et de l’UPMC, à Paris. Les neurobiologistes ont implanté aux rongeurs de faux souvenirs pendant qu’ils dormaient et ont montré que cela influençait leur comportement par la suite.

Commentaire :
Implanter de faux souvenirs influence les comportements subséquents, mais quelle découverte!

Se réveillera-t-on un jour avec une vie imaginaire ancrée dans la mémoire, comme dans le film Total Recall ?

Commentaire :
Et si c’était déjà le cas, par stimulation électromagnétique (disons la nuit via Wifi), pour un tas de détails de la vie quotidienne comme nos préférences politiques, notre croyance aveugle en la propagande officielle, etc., serions-nous à même de nous en apercevoir? La question est lancée.

Si nous en sommes encore loin, la perspective ne paraît plus si fantaisiste. De multiples études cherchent à exploiter le sommeil pour la mémorisation : une équipe de l’Université de l’Illinois a par exemple renforcé l’apprentissage d’un morceau de musique au piano en repassant ce morceau à l’élève pendant son sommeil.

Commentaire :
Mais quelle « découverte »! Je ne sais pas pour vous, mais à la petite école c’était pratique courante les jours avant les exposés oraux.

Plus généralement, les travaux sur la manipulation des souvenirs ont donné des résultats étonnants ces dernières années. Par des expériences d’optogénétique, où les neurones sont activés par la lumière, une équipe américaine a notamment associé chez la souris une sensation désagréable à un lieu où elle n’avait rien vécu de traumatisant.

Commentaire :
« Activés par la lumière »… un large spectre de « lumière » n’est pas perceptible par les yeux. Voyez-vous?

C’est plutôt quelque chose comme le souvenir d’un morceau de fromage géant qu’a implanté l’équipe de Karim Benchenane à des souris. Les neurobiologistes ont greffé des électrodes à deux endroits de leur cerveau. D’une part, dans les « cellules de lieu » de l’hippocampe, qui sont des neurones associés à un endroit particulier (tel neurone s’active quand la souris va à tel endroit ou y pense) ; la découverte de ces neurones a d’ailleurs valu le prix Nobel de physiologie ou médecine 2014 à l’Américano-britannique John O’Keefe. D’autre part, dans un faisceau de fibres nerveuses inclus dans le « circuit de la récompense », un réseau d’aires cérébrales associé à la sensation de plaisir.

Commentaire :
Et bien entendu, toutes ces découvertes serviront le « bien » de l’humanité, n’est-ce pas?

Dans une première phase, les neurobiologistes ont laissé les souris libres de se promener dans leur cage, en mesurant l’activité des neurones de lieu grâce aux électrodes de l’hippocampe. Ils ont ainsi pu déterminer quel neurone était associé à quel endroit. Puis les souris ont piqué un somme. Pendant le sommeil, les souvenirs sont réactivés, ce qui les renforce. En particulier, les neurones de lieu s’allument. Les chercheurs ont ciblé l’un d’entre eux et mis en place un dispositif pour que chacun de ses allumages déclenche automatiquement l’envoi d’une stimulation électrique dans les électrodes du circuit de la récompense, afin d’activer ce dernier.

Des liens cérébraux se sont ainsi créés entre ce neurone de lieu et le circuit de la récompense. En conséquence, le fait de penser à l’endroit correspondant ou de s’y rendre provoquait par la suite un vif plaisir aux souris. Quand ces dernières se réveillaient, elles s’y dirigeaient d’ailleurs tout droit et y passaient beaucoup de temps… jusqu’à ce qu’elles réalisent que l’endroit ne contenait aucune récompense, et ne s’en désintéressent. Pour Karim Benchenane, cela suggère que « le souvenir implanté peut être perçu consciemment par la souris, qui l’utilise dans un comportement dirigé vers un but ».

Commentaire :
Comme se réveiller un beau matin avec l’envie folle de faire sauter une bombe quelque part? La manipulation du cerveau ne date pas d’hier et les « candidats manchous » sont légions.

Il est ainsi bien plus complexe que ceux précédemment fabriqués chez des animaux endormis, comme le précise le chercheur : « Les travaux antérieurs n’avaient créé que des réactions réflexes à un stimulus particulier ».

Commentaire :
On n’arrête pas le « progrès ».
brains are awesome
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