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L’administration Obama [prix Nobel de la Paix, NdT], qui en 2009 a fourni l’assistance cruciale pour renverser le président démocratique progressiste du Honduras et le remplacer par une junte d’oligarques; et qui en 2014 a perpétré le sanglant coup d’État qui a remplacé le corrompu, mais démocratiquement élu président ukrainien Viktor Ianoukovitch, par un gouvernement tout aussi corrompu mais farouchement anti-russe, déclenchant ainsi une guerre civile contre l’est de l’Ukraine qui avait voté à 90% pour M. Ianoukovitch; cette administration essaie maintenant à nouveau de renverser le président démocratiquement élu du Venezuela, Nicolas Maduro.

Lundi 9 mars, Reuters publie «Les États-Unis déclarent que le Venezuela menace leur sécurité nationale, et sanctionnent des hauts fonctionnaires», leur rapport donne le mot de la fin à un politicien de l’opposition, soutenu par Obama et qui dit: «Ce n’est pas un problème avec le Venezuela ou les Vénézuéliens; c’est un problème avec ceux qui sont corrompus» (c’est à dire, Maduro et son gouvernement).

En d’autres termes, une fois encore, le sempiternel prétexte promu par Obama: nous essayons simplement de remplacer un chef d’État élu corrompu.

La Maison Blanche explique son décret le 9 mars en disant: «Le président Obama a publié aujourd’hui un nouveau décret exécutif (EO) déclarant une urgence nationale suite à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis posée par la situation au Venezuela. (…) Plus précisément, le décret cible les menaces décelées par le Département du Trésor, en consultation avec le Département d’État, impliquant le Venezuela dans des actions (…) ou des politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques.»

Le décret lui-même déclare que le gouvernement du Venezuela est corrompu et limite les droits humains, ce qui «constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis, et je déclare par la présente une urgence nationale pour faire face à cette menace.»

Le 14 février 2015, le président Maduro avait déjoué un coup d’attentat fomenté par les gouvernements du Canada et du Royaume-Uni. Ces événements ont eu lieu presque exactement un an après qu’il avait déjà déjoué une tentative similtaire du gouvernement américain. En décembre 2013, le gouvernement de Maduro avait présenté des preuves détaillées que les Etats-Unis planifiaient un coup contre lui.

Le 15 janvier 2015, Maduro a rencontré le président russe Vladimir Poutine au Kremlin. L’administration Obama essaie évidemment de faire également tomber le président Poutine.

Le président Obama s’efforce également d’abattre le président Bachar al-Assad en Syrie. En 2011, il avait bombardé le régime du président Mouammar Kadhafi en Libye pour se débarrasser de lui. Tant Assad que Kadhafi sont aussi ou ont été des alliés de la Russie, comme l’Iran. L’administration Obama aide l’État Islamique dans sa guerre contre Assad, alors que dans le même temps, il le bombarde*.

Eric Zuesse 

L’auteur est historien d’investigation. Il a écrit récemment, They’re Not Even Close: The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et CHRIST’S VENTRILOQUISTS: The Event that Created Christianity.

Note du Saker Francophone
*Cet état de fait apparemment illogique est la conséquence de l’hyper-désordre qui règne à Washington en matière de politique étrangère du fait des luttes de pouvoir intestines entre le Pentagone et les agences de renseignement, d’une part, et d’autre part le département d’État. Obama n’étant pas désireux, ou tout à fait impuissant voire incapable, de remédier à cette situation. Cet hyper-désordre se reflétant d’ailleurs dans l’ensemble des conflits provoqués par l’hybris de l’Empire du néant.

Par Eric Zuesse – Le 10 mars 2015 – Source Global Research

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone


 

Venezuela: Maduro demande des pouvoirs spéciaux en riposte aux sanctions US

Reuters

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a demandé mardi à l’Assemblée nationale à Caracas de lui donner des pouvoirs spéciaux pour répondre à « l’agression impérialiste » des Etats-Unis, en riposte aux sanctions de Washington contre de hauts responsables vénézuéliens annoncées la veille.

M. Maduro a aussi appelé la population vénézuélienne à participer aux côtés de l’armée à des exercices de défense qui seront organisés dès samedi prochain.

Dans un discours prononcé à l’Assemblée nationale, le président a demandé aux députés de lui donner « des pouvoirs suffisants pour défendre la paix, la souveraineté et le développement du Venezuela face à la menace du gouvernement des Etats-Unis », qu’il a qualifiée d' »aberration historique ».

« L’agression et la menace des Etats-Unis est la grave qu’ait jamais subie le Venezuela, et il faut lui répondre par l’unité nationale », a insisté M. Maduro.

Le président a indiqué avoir ordonné « un exercice défensif militaire spécial samedi prochain 14 mars ». « J’invite tout le peuple du Venezuela (…) à soutenir les forces armées et la milice nationale dans cet exercice », a-t-il lancé.

Dès lundi soir, le président Maduro avait qualifié de « coup le plus agressif, injuste et néfaste jamais porté au Venezuela » l’annonce des sanctions de Washington, prises selon la présidence américaine en réaction à des violations des droits de l’homme au Venezuela.

« Vous n’avez pas le droit de nous agresser et de déclarer que le Venezuela est une menace pour le peuple des Etats-Unis, la menace pour le peuple américain, c’est vous », avait-il déclaré à l’adresse du président des Etats-Unis Barack Obama.

Celui-ci avait qualifié lundi la situation au Venezuela de « menace extraordinaire et inhabituelle pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis ». Il avait annoncé des gels d’avoirs et des interdictions de visas contre sept responsables vénézuéliens impliqués dans la violente répression des manifestations contre le gouvernement Maduro entre février et mai 2014.

source: Almanar.com.lb

via: agenceinfolibre


 

L’Amérique Latine défend le Venezuela face au décret du président Obama

Rapprochement de Caracas avec Athènes

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Après la décision du président Barack Obama, le 9 mars 2015, de décréter « l’urgence nationale aux États-Unis » face à la « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et notre politique extérieure qu’est le Venezuela » (sic), le président de Bolivie Evo Morales a demandé une réunion d’urgence de l’UNASUR (organisme regroupant la totalité des nations sud-américaines) et de la CELAC (Communauté élargie des États Latino-américains et des Caraïbes) « pour nous déclarer en état d’urgence et défendre le Venezuela face à l’agression de Barack Obama. Nous allons défendre le Venezuela » Il a souligné l’importance de l’unité des peuples face à l’Empire qui tentent de « nous diviser, pour nous dominer politiquement et nous spolier sur le plan économique ».

Le président Correa, à travers son chancelier, a exprimé son « rejet le plus ferme de la décision illégale et extra-territoriale contre le Venezuela, qui représente une attaque inacceptable pour sa souveraineté ». Il a rappelé le signal négatif que constitue la signature de ce décret par Obama 48 heures après la visite de travail de l’UNASUR à Caracas. Cette délégation a enquêté sur la récente tentative de coup d’État contre le président Nicolas Maduro, élu en avril 2013, a rejeté l’ingérence extérieure, demandant aux secteurs violents de l’opposition de revenir à la voie électorale.

« Comment le Venezuela menace-t-il les Etats-Unis? A des milliers de kilomètres de distance, sans armes stratégiques et sans employer de ressources ni de fonctionnaires pour conspirer contre l’ordre constitutionnel étasunien ? Une telle déclaration faite dans une année d’élections législatives au Venezuela révèle la volonté d’ingérence de la politique extérieure étasunienne. » a déclaré pour sa part le gouvernement cubain.

Les mouvements sociaux latino-américains se sont mobilisés en défense de la démocratie vénézuélienne. Pour Joao Pedro Stédile, de la direction nationale du Mouvement des Sans Terre du Brésil : « Au Brésil il y a un peuple qui est avec vous, nous serons toujours solidaires et nous ne laisserons pas l’Empire envahir le Venezuela pour récupérer ses gisements de pétrole ». Le mouvement social bolivien a également manifesté sa solidarité. Rodolfo Machaca, dirigeant de la Confédération syndicale des travailleurs agricoles, a condamné l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures vénézueliennes, et leur complicité avec les violences organisées par la droite. Selon Machaca : « La situation au Venezuela nous préoccupe, c’est pourquoi nous proclamons notre solidarité avec ce pays, mais aussi avec le président Maduro. Nous condamnons l’ingérence nord-américaine, et toutes les tentatives de coup d’État ou autres manœuvres visant à la déstabilisation du Venezuela. ».

Rafael Correa dénonce les manipulations médiatiques contre le Venezuela.

Le 1er mars, depuis Montevideo, où il assistait à l’investiture du président uruguayen Tabaré Vasquez, le président Correa a déclaré : «Le Venezuela est confronté à une guerre économique et médiatique, et se retrouve dans la situation d’autres gouvernements progressistes d’Amérique latine, avant lui. Cette situation, on l’a déjà vécu en Amérique latine. Souvenons-nous de ce qui est arrivé à (Salvador) Allende : la même guerre économique, le même type d’ingérence, les mêmes attaques médiatiques. De grâce, tirons les leçons de l’Histoire ». Selon Correa, cette ingérence « ne débouchera pas forcément sur ce qui est arrivé à Allende. Il n’en demeure pas moins que nous sommes confrontés chaque jour aux tentatives de déstabilisation de gouvernements démocratiques et progressistes d’Amérique latine, par la guerre économique, et à la manipulation mondiale en matière d’information ».

Au sujet de l’arrestation du maire d’opposition de Caracas, Antonio Ledezma, accusé d’implication dans un complot visant à déstabiliser le gouvernement de Nicolas Maduro, le président Correa a déclaré qu’il était « réducteur de commenter cet événement sans connaître les détails de l’affaire, en outre la souveraineté et les institutions de chaque pays doivent être respectées ».

Le Venezuela et la Grèce renforcent leurs relations bilatérales.

En visite officielle en Grèce le 6 mars, la ministre des Affaires étrangère Delcy Rodriguez a félicité le nouveau gouvernement du premier ministre Alexis Tsipras, au nom du Gouvernement Bolivarien et du peuple vénézuelien. Dès la victoire de Syriza, Maduro avait salué la décision des électeurs malgré « la campagne médiatique qui tentait de leur faire peur en présentant notamment Alexis Tsipras comme l’agent d’une dictature vénézuélienne »

La Chancelière vénézuélienne a été reçue par Alexis Tsipras qui a manifesté son intention d’accueillir prochainement en Grèce le président Nicolas Maduro, assurant de son soutien le Venezuela et son peuple et insistant sur l’affection qu’il lui porte.

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Accompagnée de l’ambassadeur du Venezuela en Grèce – Farid Fernandez – Mme Rodriguez a eu aussi l’occasion de rencontrer son homologue grec Nikos Kotzias (photo). La réunion a porté sur la possibilité de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans le domaine économique et commercial. Nikos Kotzias a reçu des informations sur la situation actuelle au Venezuela et a souligné l’importance de nouer des relations solides dans les domaines de la technologie, de l’économie, du commerce et du tourisme.

Un désir commun s’est exprimé : qu’Athènes devienne l’un des principaux partenaires de Caracas.

Cette visite officielle en Grèce répond à la volonté de Caracas de renforcer l’émergence d’un monde multipolaire, au sein duquel prévaudront le respect mutuel, la compréhension, la coopération, mais aussi le droit pour les peuples à l’autodétermination, à la liberté et à la souveraineté.

Thierry Deronne | 10 mars 2015

Traduction : Jean-Marc del Percio

source: venezuelainfos

via: arretsurinfo.ch

 

 

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