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Le chef de Boko Haram annonce son allégeance au groupe Etat islamique

Kano (Nigeria) – Le chef du groupe islamiste nigérian Boko Haram, Abubakar Shekau, a annoncé avoir fait allégeance au mouvement jihadiste Etat islamique (EI), dans un enregistrement audio diffusé samedi.

Nous annonçons notre allégeance au calife des musulmans, Ibrahim ibn Awad ibn Ibrahim al-Husseini al-Qurashi, chef de l’EI, déclare la voix prononçant ce message, identifiée comme étant celle d’Abubakar Shekau. L’enregistrement a été diffusé sur le compte Twitter de Boko Haram.

Al-Qurashi est plus connu sous le nom d’Abou Baqr al-Baghdadi. C’est lui qui en juin 2014 a proclamé un califat à cheval sur les territoires syrien et irakien.

Dans son message, Abubakar Shekau s’exprime en arabe, mais son intervention est sous-titrée en français et en anglais.

Il s’agit d’un simple enregistrement audio accompagné d’une image représentant un micro, alors qu’habituellement Shekau est visible dans les messages qu’il diffuse, la plupart du temps en gros plan.

Il était impossible de vérifier l’authenticité de ce message dans l’immédiat. Le chef de Boko Haram s’identifie cependant clairement sur la bande audio.

Ces derniers mois, il y a eu des signes d’un rapprochement entre le groupe nigérian et l’EI, notamment dans les modes de communication.

Depuis 2009, l’insurrection islamiste et sa répression par les forces de l’ordre nigérianes ont fait plus de 13.000 morts.

Des analystes ont longuement débattu pour savoir à quel point Boko Haram avait noué des liens avec d’autres groupes jihadistes, mais sans jamais disposer de preuve flagrante.

source: romandie.com

 


 

Boko Haram rassemble ses forces, prélude à une offensive majeure

L’État de Borno (nord-est du Nigeria) est toujours le foyer principal de l’activité du groupe Boko Haram.

Trois explosions successives ont eu lieu sur deux marchés et une gare routière, faisant au moins 47 morts et 50 blessés dans la ville de Maiduguri (où fut fondée la secte en 2002), capitale et principale ville de l’État de Borno.

Des informations font état d’un rassemblement massif de combattants jihadistes dans la ville de Gwoza, tenue par le groupe islamiste, où d’après des témoins, ils ont receptionné des armes neuves.

Afin d’empêcher les raids meurtriers de Boko Haram, près de 10 000 hommes, rassemblés par le Tchad, le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Bénin, doivent être prochainement mis en place autour du lac Tchad. Cependant, le principal intéressé, le Nigeria, a refusé que cette force africaine intervienne sur son territoire, car selon un diplomate de l’Union africaine :

« Le Nigeria a un problème d’image de puissance régionale à entretenir et accepte très mal que des troupes étrangères puissent venir sur son sol ».

Le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Ben Bakari a révélé que « 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française ». Il souligne aussi, que bien que n’accusant pas la France de fournir des armes à ce groupe jihadiste, il demande à Paris d’exercer une surveillance accrue des flux d’armements en provenance de l’hexagone :

« Mon pays montre ces images et continuera de les montrer afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles doivent être ».

Son homologue camerounais, Issa Tchiroma, a ajouté « qu’aucun pays africain ne fabrique des armes. Tous les pays africains achètent des armes auprès des pays comme la France, la Russie, les États-Unis ».

Une affirmation inexacte puisque le Zimbabwe, le Nigeria, la Namibie, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, l’Égypte et le Ghana fabriquent des armes, certes de petit calibre. L’Afrique du Sud se démarquant de ces états en se hissant en tête des pays africains avec près de 700 usines de fabrication.

source:  E&R

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