Mots-clefs

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

La CIA par exemple a des agents dans tous les organes de presse aux Etats-Unis depuis le début de l’ « Opération Mockingbird » dont le but est le contrôle de la presse à des fins propagandistes. L’opération commença dans les années 1950 sous les frères Dulles puis fut continuée sous Frank Wisner (le père du beau-père de Sarkozy, Frank Wisner Jr., lui-même cadre de la CIA…). Tous les pays occidentaux ont adopté des variantes de ce programme yankee. Les équipes de journalistes occidentales « intégrées » sur les théâtres d’opérations armées comportent au moins un agent de renseignement (cf le témoignage de T. Meyssan depuis la Libye en 2011). Au pays du goulag levant, il est de notoriété publique que des organes de presse comme le New York Times par exemple sont devenus la « voix de la CIA ». Lorsqu’un journaleux incriminé pour espionnage à l’étranger est officiellement (et normalement) en apparence du moins, « lâché » par son gouvernement qui nie tout en bloc, rappelons nous toujours le bon mot du journaliste Claud Cockburn qui disait: « Ne jamais rien croire tant que ce n’est pas officiellement nié. » Dans le cas de Roger Auque: Il est enlevé par le Hezbollah en 1987, qui l’accuse d’être un agent de la DGSE… Paris dément catégoriquement. En 2014, Auque confirme dans son autobiographie qu’il était bien un agent de la DGSE… qui avait raison en 1987 ?… Et la liste est longue, trop longue…

Cette pratique met en danger la vie des véritables journalistes de terrain, qui ne trouvent apparemment rien à  redire… C’est sans doute qu’il n’y a plus de vrais journalistes de terrain, remplacés par les barbouzes encartés.

– Résistance 71 –

Roger Auque, faux journaliste et vrai espion

Roger Auque

Toute la presse en parle maintenant.

Roger Auque, le « grand reporter », que s’arrachaient jadis les « grands médias », était, dès les années 80, un agent double travaillant pour le compte de la CIA et des services secrets israéliens et français.

Il n’y a plus de doute à ce sujet depuis qu’il l’a lui-même révélé dans ses mémoires rédigées en 2014, au cours des dernières semaines de sa vie, intitulées « Au service secret de la République ».

Les journaux et chaînes télévisées qui, pendant des années, ont déroulé le tapis à cet imposteur, prétendront bien sûr qu’ils l’ignoraient.

Pourtant, toute personne avertie pouvait comprendre que Roger Auque, du Liban, à l’Irak et à la Syrie, était payé pour mentir ; que ses reportages étaient « bidon ». Sa couverture de la guerre de G.W Bush en Irak, respirait le mensonge. Il sautait aux yeux que ce prétendu journaliste ne faisait que distiller de la propagande au service d’Etats engagés dans la déstabilisation du Moyen-Orient et, avant tout, au service des intérêts d’Israël (il a avoué avoir été recruté dès 1989 par le Mossad).

Chaque passage de Roger Auque au téléjournal de la Télévision suisse romande (RTS) [1]  nous laissait dans un état de révolte. Ses commentaires faisaient systématiquement apparaître la victime comme le criminel.

Tout le monde sait aujourd’hui que Roger Auque n’était qu’un menteur. Mais le mal est fait. Tout le Moyen-Orient est à feu et à sang.

Et la vraie question reste posée : quand les rédactions des médias traditionnels cesseront-elles de s’appuyer sur des faux reporters, vrais propagandistes, payés pour abreuver le public de fausses nouvelles sur les conflits et les guerres en cours ?

[1] Cet agent du Mossad  – présenté comme « grand reporter », « journaliste indépendant » – a travaillé comme correspondant de la RTS au Liban, en Syrie, en Irak jusqu’en 2007. A noter que ce n’est ni le premier ni le dernier agent à travailler pour la télévision publique romande. La RTS va-t-elle s’excuser auprès du public qu’elle a trompé durant de longues années sur ce qui passait au Moyen-Orient ?

= = =

Note de résistance 71 :

Roger Auque, “journaliste”, fut enlevé au Liban par le Hezbollah en 1987, qui l’accusait d’être un agent de la DGSE, ce qui fut bien sûr démenti à l’époque, mais confirmé depuis par l’intéressé dans un livre autobiographique publié après son décès fin 2014. Il fit parti de cette opération de libération des otages du Liban entre les deux tours de la présidentielle de 1988, manœuvre politique menée par le tandem Pasqua/Marchiani qui ne suffît néanmoins pas à faire élire Chirac, puisque Miterrand fut réélu au second tour.

Silvia Cattori

 source:

http://arretsurinfo.ch/roger-auque-faux-journaliste-vrai-espion/

via: Résistance71

Publicités