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Au cours des dernières décennies une guerre économique mondialisée sévit en affaiblissant, blessant et faisant souffrir l’humanité et son environnement. Les maîtres de ce monde la qualifient plutôt de crise économique due à des facteurs conjoncturels. Elle est, dans les faits, structurelle,  programmée et conduite par le biais des firmes multinationales et des gouvernements collaborateurs. Dans ce contexte, les acteurs du contrôle et du maintien de l’hégémonie de l’économie capitaliste qui mènent cette guerre sont regroupés autour de trois composantes principales : Les organisations politico-économiques mondiales, les forces de sécurité et les gouvernements nationaux.

– Les organisations internationales telles que la Banque mondiale et le FMI voient à son bon déroulement et à son expansion;

– Les forces de sécurité correspondant aux forces armées internationales et nationales, les agences de sécurité et les forces policières veillent à la sauvegarde de l’ordre établi;

– Les gouvernements nationaux collaborent afin de concrétiser les dispositions générales à l’échelle régionale et locale.

C’est l’action de l’impérialisme qui s’étend sous toutes les latitudes. C’est l’ « empire du capital » selon l’expression du sociologue Claudio Katz. C’est la mondialisation de la guerre selon l’expression de Michel Chossudovsky. Les victimes de cette « guerre » se comptent par centaines de millions, lesquels se retrouvent dans un état d’appauvrissement extrême qui les conduit à la mort de façon prématurée. Les zones de vie étant fortement, détériorées, dégradées et même détruites. À chaque jour près de 30 000 êtres humains meurent de faim dans le monde (Worldometers – Statistiques mondiales en temps rée). C’est le massacre de la faim selon l’expression de Jean Ziegler.

Depuis quelques années, à l’intérieur de ce panorama, cependant, se présentent plusieurs indices ou signes, voire des indications qui nous permettent de craindre la préparation d’un conflit armé mondial, un conflit qui serait programmé et préparé par l’OTAN et ce dans la perspective de maintenir l’hégémonie de l’économie occidentale à l’échelle mondiale.  Deux événements majeurs ont déjà fait craindre le pire, soit  la crise économique déclenchée en 2008 avec le déclin constant des économies occidentales et la menace de destruction de l’Iran par l’Occident proférée en 2010 alors que le commandant des forces étasuniennes en Irak et en Afghanistan, David Petraeus, déclarait que Washington avait mis au point des plans militaires concernant les installations nucléaires iraniennes, dont des “bombardements” (lexpress.fr).

Au cours de la dernière année un grand nombre d’inquiétudes ont été exprimées dans le monde. De nombreux intervenants ont évoqué le risque du déclenchement d’une guerre mondiale nucléaire. La seule pensée de cette éventualité fait frémir, mais elle s’est retrouvée  sur les lèvres ou sous la plume de nombreux observateurs de la scène géopolitique mondiale (voir plus bas la liste des références).

Dans une analyse proposée par Eberhard Hamer intitulée « les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent » et dans le contexte de la menace d’une attaque de l’Iran par les puissances occidentales l’auteur analysait, en 2010, quatre signes annonciateurs d’un conflit armé mondial:  L’attitude guerrière du Premier ministre israélien, le positionnement par Israël de sous-marins nucléaires en face de l’Iran, le processus de diabolisation de l’Iran dans la presse internationale et la plus grande concentration de troupes au monde dans la région du Golfe persique (mondialisation.ca).  Aujourd’hui, c’est autour du conflit armé ukrainien que naissent les plus grandes appréhensions avec un scénario similaire.

Dans cet exposé qui se veut une synthèse de cette conjoncture de grande importance pour l’humanité, nous considérons cinq éléments principaux qui nous semblent revêtir, dans ce contexte global, une forte signification et qui peuvent se résumer ainsi : L’intensification de la guerre économique, le conflit armé en Ukraine ou la guerre du Donbass, l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est, le confinement économique de la Russie et les craintes du déclenchement d’une 3ème guerre mondiale  exprimées par plusieurs leaders mondiaux.

Nous traitons ces différents aspects de la conjoncture actuelle en ayant à l’esprit les éléments suivants:

La crise économique et financière mondiale qui se prolonge et même s’accentue avec des États gravement endettés et avec l’instauration de mesures d’austérité; l’intervention de l’OTAN en Ukraine visant à annexer de facto ce pays à l’Occident; l’imposition de sanctions économiques et politiques par l’Occident contre la Russie; la diabolisation de V. Poutine et de son gouvernement sur toutes les tribunes; une montée orchestrée  contre le monde musulman; l’intensification de la présence des forces armées occidentales dans cinq pays situés à proximité de la Russie; la création par les pays de l’OTAN  d’un sous commandement britannique en Europe de l’Est; la création par l’OTAN d’une force d’intervention rapide en Europe de l’Est; le déploiement par l’OTAN  d’un arsenal pour la Force de réaction dans les pays baltes; une intensification du conflit armé entre Kiev et les séparatistes pro-Russes;  le déploiement par l’OTAN d’éléments de commandement en Europe de l’Est afin de rendre la réaction de l’organisation plus opérationnelle; l’élaboration par les États-Unis d’un plan pour une 3ème guerre mondiale dans un document intitulé « Army Operating Concept (AOC); les craintes exprimées sur la préparation et le déclenchement d’une guerre mondiale par plusieurs leaders mondiaux.

I. L’intensification de la guerre économique

La guerre que livre le grand capital dans l’ensemble mondial se manifeste par l’affaiblissement de la majorité et l’enrichissement d’une minorité de privilégiés. Tout est orchestré pour assurer les forces d’accumulation de capitaux dans les mains des mieux nantis. Les politiques macro-économiques sont conçues dans cet esprit. Les entreprises porteuses de ces capitaux développent des stratégies d’accumulation sans fin et ce avec le concours des États nationaux. Ainsi, les pouvoirs économiques et financiers deviennent tellement forts qu’ils peuvent dicter le comportement des États à leur avantage. Les peuples, dans ce contexte, ne font que subir les effets pervers et nocifs de l’hyper-concentration de l’accumulation: pauvreté, marginalisation, migrations forcées, chômage, maladies et faim.

En 2015, voici le tableau de la situation mondiale en ce qui a trait à la concentration de la richesse collective. Selon Oxfam, les plus fortunés possèderont bientôt la moitié de la richesse mondiale. Dans les faits, en 2014, 1% de la population mondiale détient 48% des richesses (Le Monde.fr). Les avoirs des familles David Rockefeller et de Jacob Rothschild seraient estimés entre 340 et 350 milliards de dollars. 80 personnes les plus riches au monde (Bill Gates, Carlos Slim, Amancio Ortega, les frères Koch…) cumulent une richesse dépassant celle des 50 % les plus pauvres de la planète, soit 3,5 milliards de personnes, selon le classement Forbes des milliardaires (liste des multimilliardaires dans le monde en 2014). L’écart entre les très riches et les très pauvres s’accentue fortement ces dernières années : en 2010, il fallait additionner les richesses de 388 milliardaires pour parvenir au patrimoine des 50 % les plus pauvres. En 2014, ils sont quatre fois moins. Cette situation est amplifiée par le fait que les plus puissants et ce dans tous les domaines de l’activité économique se soustraient aux règles de droit en recourant aux paradis fiscaux alors qu’une proportion importante de leurs capitaux échappent au pouvoir des États.

Selon l’Observatoire des inégalités, « La pauvreté baisse dans le monde. Un milliard d’individus – dont 15 millions dans les pays riches – vivent cependant toujours avec moins de 1,25 dollar par jour, le seuil d’extrême pauvreté… En prenant un seuil un peu plus élevé à deux dollars par jour, on compte près de 2,1 milliards de personnes pauvres, soit un gros tiers de la population mondiale en 2011, contre près de 70 % en 1981″.

C’est donc une guerre d’usurpation des biens collectifs par les grands conglomérats qui n’hésitent pas à surexploiter la main-d’œuvre et à détruire l’environnement afin de s’enrichir davantage et ainsi d’augmenter leur puissance. Cette quête de l’avoir rend les comportements collectifs complètement obnubilés par l’appât du gain : délocalisations soudaines et incontrôlées, corruption, évitement fiscal, expatriation fiscale, spéculations foncières et financières, fraudes, etc.

Le professeur Chossudovsky, en 2008, qualifiait la crise financière mondiale comme étant « la plus sérieuse depuis le « crash » de Wall Street en 1929…Replacé dans son contexte global, écrivait-il, et tenant compte de l’instabilité générée par la spéculation, les implications de cette crise sont de très grande envergure. La crise, cependant, n’a pas encore d’aucune façon atteint son apogée. Elle a le pouvoir de disloquer les fondations même du système monétaire international. Les répercussions sur la vie des gens vivant en Amérique et tout autour du monde sont dramatiques. La crise n’est pas limitée à l’effondrement des marchés financiers. L’économie réelle aux niveaux national et international, ses institutions, ses structures de production sont aussi en danger. Quand les valeurs de la Bourse s’effondrent, les épargnes des ménages de toute une vie sont érodées, ainsi que les fonds de pension. L’effondrement financier, inévitablement se répercute sur les marchés de consommation, le marché de l’habitation, et plus largement, sur le processus d’investissement des biens et services » (gauchemip.org).

En bref, la crise se poursuit et se traduit par des déficits budgétaires élevés et un endettement lourd des États dont l’affaiblissement progressif entraîne toute une série de conséquences néfastes pour l’économie réelle et la société : taux de chômage général élevé, surtout chez les jeunes, ce taux étant de 53,8% en Espagne le plus élevé en Europe en 2014, dislocation des familles, incertitudes grandissantes, tensions sociales, conflits armés, etc.

Les effets du prolongement de la crise économique sur les sociétés

Selon l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), dans son rapport de juillet 2014, « la prolongation de la crise accentue les risques de rupture sociale de certains publics. La hausse du nombre de personnes en situation de pauvreté monétaire, amorcée au milieu des années 2000, s’est nettement accélérée depuis 2008… La crise a aussi entraîné une intensification de la pauvreté et des risques d’irréversibilité des situations de pauvreté. En France, comme en Europe, les personnes privées d’emploi, les familles monoparentales et les jeunes sont les premières victimes de la crise de longue durée avec un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale plus élevé que le reste de la population ».

Les risques d’un effondrement sont toujours là

Selon Rodrigue Tremblay, économiste, il y a encore aujourd’hui un risque d’une crise financière et économique majeure : «  les méga banques américaines sont maintenant en mesure de spéculer avec les dépôts assurés par le gouvernement. Quand un tel château de cartes financier s’effondrera de nouveau est impossible à prédire, mais on peut raisonnablement être certain que cela arrivera, surtout si un choc politique ou économique grave allait frapper l’économie ». S’ajoute à cette situation  celle de «  l’Union européenne (UE), la plus grande économie mondiale, laquelle est au bord du gouffre d’une récession économique. Tant qu’à l’économie chinoise, la troisième plus grande économie du monde, elle fonctionne également au ralenti.

Il ajoute en concluant : « Un autre signe inquiétant est l’effondrement de la vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis, un phénomène ressemblant à celui connu à la fin des années ‘20, juste avant le début de la Grande Dépression. La vélocité de la monnaie est aujourd’hui à son niveau le plus bas des vingt dernières années. Le fait que le secteur gouvernemental et le secteur financier aux États-Unis soient tous deux affaiblis est de nature à soulever des inquiétudes pour les prochaines années » (mondialisation.ca).

II.        Le conflit armé en Ukraine ou la guerre du Donbass (figure 1)

Le conflit armé en Ukraine aussi appelé guerre du Donbass a pour origine l’intervention de l’Occident dans les affaires intérieures de l’Ukraine (le Maïdan a été reconnu par le Président étasunien lui-même)  afin d’en prendre le contrôle dans la perspective d’une présence militaire accrue des forces armées de l’OTAN à la périphérie immédiate de la Russie. Ce processus a été initié par la naissance du mouvement Euromaidan et par la révolution de février 2014 aboutissant à la destitution du gouvernement de Viktor Ianoukovytch et à l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement pro-européen.

Figure 1. Les territoires sous le contrôle des séparatistes pro-russes


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Donbass

Devant cette situation, les populations de l’Est de l’Ukraine manifestent leur refus du nouveau gouvernement provisoire de Kiev et expriment leur désaccord dans une série de manifestations dans toutes les grandes villes du Donbass. Cela donne lieu au mouvement antimaïdan et à la proclamation de la République populaire de Donetsk (7 avril), puis de la République populaire de Lougansk (11 mai) qui fusionneront le 23 mai 2014.

Dès le deux mai, l’armée ukrainienne intervient dans l’est du pays. C’est la poursuite des combats depuis en dépit des premiers accords de Minks conclus le 5 septembre dernier. En janvier 2015, ceux-ci s’intensifient et l’armée progresse sur le terrain. Les 6 et 11 février derniers, les chefs d’états Hollande et Merkel se déplacent en Russie chez Poutine pour négocier un nouveau plan de paix bâti dans le cadre d’un règlement global. Celui-ci en faveur d’un cessez-le-feu  semble très fragile, comme le premier accord, puisque les combats se poursuivaient dans les derniers jours (lapresse.ca) et même après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu (courrierinternational.com).

« Le marathon de 17 heures de négociations qui vient de se dérouler entre les parties, l’Allemagne, la France, la Russie et l’Ukraine, a permis d’en arriver à un Accord pour un cessez-le-feu devant entrer en vigueur le 15 février.  Les résultats semblent répondre aux demandes du Kremlin. L’accord démontre la position de négociation de plus en plus faible de l’Ukraine de même que le souhait de l’Allemagne d’éviter une confrontation avec la Russie tout en essayant de sauver la zone euro. On retrouve à l’intérieur de l’Accord  quelques dispositions concernant le cessez-le-feu, le retrait des armements et quelques changements que l’Ukraine doit assumer dans un contexte qui donne au Kremlin le contrôle des sections importantes de l’Accord. La signature de l’Accord par le Président de la Russie et sa participation directe aux négociations soulignent la volonté du Kremlin d’arrêter partiellement l’escalade de la guerre, du moins pour le moment (stratfor.com).

Le 21 janvier, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, implore les partenaires occidentaux… d’exhorter les autorités ukrainiennes à empêcher un scénario militaire de se reproduire. C’est l’objectif le plus important”, (sputniknews.com).

Nous croyons que deux scénarios de règlement ont été esquissés. Le premier, celui de la partition de facto de l’Ukraine, projet qui ne serait jamais accepté par l’Occident qui fonde ses interventions sur le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Le second,  inscrit dans le dernier Accord de Minks, souligne la nécessité pour le gouvernement ukrainien de promulguer une loi spéciale sur le statut des provinces de Donetsk et de Lugansk, un régime qui leur permettrait de former des milices locales et de travailler de concert avec le gouvernement central pour la nomination des procureurs et de formuler des mesures économiques et sociales pour les régions (stratfor.com). La création d’un comité de surveillance de la frontière composé de Russes et d’Occidentaux,  sous l’égide de l’OSCE, a aussi été évoquée. Même si ce dernier scénario vient à prévaloir le contentieux entre les blocs continuera de se développer dans le contexte d’une confrontation militaire plus large qui tend à s’intensifier. Pour la majorité des Ukrainiens, il s’agit d’un combat fratricide et non pas d’une guerre de défense du territoire contre un agresseur étranger. Ils se demandent ainsi : Pourquoi dans ces conditions les autorités en place à Kiev refusent-elles toute discussion avec les séparatistes et privilégient-elles l’affrontement violent contre leur propre population ?

III.      L’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est (figure 2)

Dans la perspective d’un isolement progressif de la Russie l’OTAN s’est engagée dans un processus de militarisation intense de l’Europe de l’Est et ce en prenant comme justificatif le conflit armé ukrainien et l’attitude dite agressive de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine et de l’Occident. Tout ce processus se poursuit depuis  l’annexion de la Crimée à la Russie et s’est intensifié au cours des derniers mois. En effet, l’OTAN a décidé, le 5 février dernier,  « de renforcer la défense de son flanc oriental en créant une nouvelle force de 5000 hommes rapidement mobilisable et six centres de commandement en Europe de l’Est. La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont accepté d’être les premiers pays à participer à cette nouvelle force baptisée Fer de lance et qui devrait être opérationnelle en 2016.

Figure 2. Les bases militaires des États-Unis et de l’OTAN entourent la Russie

 

Source : http://www.cubadebate.cu/noticias/2014/09/07/la-imagen-del-dia-las-bases-militares-de-occidente-ya-rodean-rusia/

 

Selon l’OTAN, cette force exercera une présence permanente : « Nous sommes convenus d’établir immédiatement six centres multinationaux de commandement et de contrôle en Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Roumanie, a précisé M. Stoltenberg. Si une nouvelle crise survient, ils garantiront que les forces nationales et de l’OTAN en provenance de l’ensemble de l’Alliance seront capables d’agir de concert dès le début … Ces quartiers généraux serviront à faciliter le déploiement de la force le cas échéant. Ils soutiendront aussi la planification de la défense collective et aideront à coordonner des exercices, a expliqué M. Stoltenberg. L’Allemagne, le Danemark et la Pologne ont accepté de mettre sur pied à Szczecin, dans l’ouest de la Pologne, le quartier général qui coordonnera l’action des nouveaux centres de commandement ».

« Pour le patron de l’OTAN, il s’agit du plus important renforcement de sa défense collective depuis la fin de Guerre froide. «C’est une réponse aux actions agressives de la Russie, qui a violé la loi internationale et annexé la Crimée», a-t-il expliqué, en insistant sur le caractère défensif de ces décisions … Ce renforcement avait été esquissé lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN au Pays de Galles en septembre dernier, dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie, suivie par son intervention dans l’est de l’Ukraine ( ledevoir.com).

IV.      Le confinement politique et économique de la Russie

Depuis quelques années, le comportement général de l’Occident vis-à-vis de la Russie s’est développé de manière à réduire sa puissance et son influence dans le monde. Le tout s’est matérialisé au cours de la dernière année avec l’imposition de sanctions politiques et économiques.

Diabolisation

Au cours de la dernière année, les médias mainstream se sont acharnés sur la Russie et son président. Rien n’a été épargné. Reportages nombreux exposant les comportements « agressifs » de ce pays à l’égard de l’Occident et l’arrogance de son président. L’élément déclencheur fut  en partie l’annexion de la Crimée à la Russie et, par la suite, l’explosion d’un avion de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Ukraine. Tous les tords ont été portés sans aucun fondement avéré au président russe dans ce cas et aussi dans le rôle qu’il a joué dans le déclenchement et la poursuite du conflit armé dans le Donbass.

Poutine se comporte “comme un tyran du XXe siècle”  (LA TRIBUNE.FR. 2015, le 7 février.

Les propos du secrétaire au Foreign Office, Philip Hammond, vont dans le même sens en comparant le comportement  du président en Ukraine à celui d’un  « dictateur du siècle dernier ».

Les chefs d’État présents à Brisbane pour le Sommet du G20, le 15 novembre dernier, ont accueilli froidement le Président de la Russie. David Cameron a déclaré à cette occasion: « La Russie se comporte comme un « grand État agressant de plus petits États en Europe ». D’autres ont condamné le déploiement des forces navales russes dans le Nord de l’Australie et dans le Pacifique Sud .

La danse des sanctions

En représailles contre les actions supposément posées par le Kremlin, les États-Unis d’abord, puis l’UE suivie par les pays alliés de l’Occident, ont tour à tour annoncé une pléthore de sanctions à l’encontre de la Russie. C’est le 17 juillet que les États-Unis et l’UE annoncent l’introduction de nouvelles mesures punitives contre la Russie en raison de la crise ukrainienne. Les autres pays alliés de l’Occident ont suivi par la suite.

L’UE a imposé des sanctions à l’encontre de personnalités criméennes, de personnalités politiques ou de hauts fonctionnaires russes, de personnalités du monde des affaires russes, de personnalités ukrainiennes ou impliquées sur le territoire ukrainien et à l’encontre de certaines entreprises.

Ces sanctions et d’autres ont entraîné dans l’UE, selon le ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, José Manuel Garcia-Magallo, des pertes de l’ordre de 21 milliards d’euros en date du 9 février 2015 : « Il a également averti que l’adoption de nouvelles mesures restrictives aurait un « coût cinglant pour tout le monde » et a déclaré que l’Union européenne a subi à ce jour des pertes de 21 milliards d’euros en raison des punitions imposées à Moscou. » (cubadebate.cu).

En bref, l’ensemble des sanctions internationales à l’encontre de la Russie par l’UE ont été effectuées dans les domaines de l’économie, de la défense (embargo sur l’import et l’export des armes et du matériel), des technologies et des énergies. Des restrictions furent imposées pour la Crimée et Sébastopol. Puis, la liste s’est allongée pour augmenter la pression sur le Kremlin. Les sanctions de Washington ont porté  contre « des secteurs clés de l’économie russe », visant les secteurs de l’énergie, de la défense et de la finance, avec la suspension d’exportations, l’assujettissement de nouvelles banques et entreprises du secteur de la défense aux sanctions et la suspension formelle des crédits à l’exportation et des financements du développement économique russe » (lemonde.fr).

Les sanctions n’auraient pas eu un caractère uniquement punitif comme l’Occident le prétend. Selon Paul Graig Roberts, « le véritable objectif des sanctions occidentales est de rompre les relations économiques et politiques entre l’Europe et la Russie » (sputniknews.com), le tout inscrit dans le processus plus général de confinement du pays.

Les effets des sanctions sur l’économie russe

Selon les données présentées par Jacques Hubert-Rodier / Editorialiste diplomatique Les Echos, le 18 novembre dernier, « sur la scène internationale, la Russie ne peut que constater son isolement. Surtout, économiquement, le prix à payer risque d’être lourd. De janvier à octobre, selon des estimations du centre d’analyse de la Chambre de commerce et d’industrie France-Russie, le seul conflit ukrainien a coûté à la Russie plus de 3 % de point de son PIB, soit 60 milliards de dollars. A cette perte, il faudrait ajouter les conséquences de la chute du rouble, la forte baisse de la Bourse de Moscou et des cours du pétrole. Et les conséquences les plus dures des sanctions, accélérant encore la fuite des capitaux, sont encore à venir » (lesechos.fr).

La riposte de la Russie

Les sanctions imposées par la Russie à l’encontre du Bloc occidental se sont matérialisées, entre autres,  par l’interdiction totale d’importation de la plupart des produits alimentaires en provenance des États-Unis, de l’Union européenne, d’Australie, du Canada et de Norvège. À cela s’ajoutèrent des mesures de rétorsion correspondant à des restrictions aux importations de certains biens industriels (Rfi. 2014. La riposte de la Russie aux sanctions occidentales).

Selon Paul Graig Roberts,  «  l’actuelle modération des contre-sanctions de la Russie contre l’UE s’explique par le fait que le pays reste ouvert aux relations paritaires avec l’Occident et ne représente aucune menace, contrairement à Washington qui continue à faire pression sur la Russie au détriment des intérêts de ses partenaires européens » (sputniknews.com).

La semaine dernière, le Président Poutine menaçait Obama de publier des photos satellitaires prouvant l’implication US dans les attentats du 11/9. À cette occasion, on a de nouveau évoqué que les tensions entre les deux pays, les plus graves depuis la guerre froide,  paraissaient au « vivre le calme avant la tempête » (cameroonvoice.com).

V.        Les craintes du déclenchement d’une 3ème guerre mondiale exprimées par plusieurs leaders mondiaux et les appels pour la prévenir (figure 3)

L’intensification de la crise économique mondiale accentuée par les programmes d’austérité, le conflit armé en Ukraine, le processus de confinement accru de la Russie et le processus actif de militarisation de l’Europe orientale par l’OTAN correspondent aux principales menaces qui pèsent sur la paix mondiale. Nous avons retenu quatre témoignages qui illustrent les inquiétudes de la population mondiale vis-à-vis de ces menaces, soit un rappel du Manifeste Russell-Einstein, l’Appel de Fidel Castro, quelques conclusions de la 2ème conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires tenue au Mexique en 2014 et  les craintes exprimées par M. Gorbatchev.

Figure 3. Les têtes nucléaires dans le monde en 2009

En ligne : http://www.lefigaro.fr/assets/images/nucleaireproliferation.jpg

 

Le Manifeste Russell-Einstein (1955)

« Vu que lors d’une future guerre mondiale les armes nucléaires seront certainement utilisées et que ces armes mettent en danger la poursuite de l’existence de l’humanité, nous demandons aux gouvernements du monde de comprendre et d’annoncer publiquement que leurs objectifs ne peuvent être atteints par le moyen d’une guerre mondiale, et nous leur demandons, en conséquence, de trouver des moyens pacifiques pour régler tous les sujets sur lesquels ils sont en désaccord » (Résolution du Manifeste Russell-Einstein, le 9 juillet 1955).

L’Appel de Fidel Castro (2010)

« Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait la vie humaine, l’existence même de l’humanité…Ayons le courage de proclamer que toutes les armes, nucléaires ou conventionnelles, que tout ce qui sert à faire la guerre doit disparaître ! » (Fidel Castro, octobre 2010) (mondialisation.ca). (figure 3).

Quelques conclusions de la 2ème conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires tenue au Mexique (2014)

«Les effets de l’explosion d’une arme nucléaire se répercutent au-delà des frontières nationales et il s’agit ici d’un thème de profondes préoccupations partagées par tous. »

« En plus de la destruction et de la mort causées de manière instantanée par une explosion, le développement socio-économique se verrait affecté et l’environnement serait endommagé. La souffrance serait généralisée et la population dotée de peu de ressources et d’une plus grande vulnérabilité serait la plus affectée. La reconstruction des infrastructures et la reprise des activités économiques et commerciales, les communications, les services de santé et d’éducation prendraient des décennies à se reconstituer, causant un dommage social et politique profond. » (Quelques conclusions de la 2ème conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, Nayarit, Mexico, 13-14 février 2014.

Inquiétudes de M. Gorbatchev (2015)

« Pour parler franchement, les États-Unis nous ont déjà entraînés dans une nouvelle guerre froide en essayant ouvertement de suivre leur idée de triomphalisme, » a dit l’ancien dirigeant soviétique à Interfax. « Que va-t-il se passer maintenant? Malheureusement, je ne peux pas être sûr que la guerre froide n’en devienne pas une véritable. Je redoute que [les États-Unis] en prennent le risque. » (Mikhaïl Gorbatchev, janvier 2015 (mondialisation.ca).

Conclusion

Les Sommets mondiaux sur l’environnement et le développement depuis Stockholm en 1972 en passant par celui de Rio en 1992, celui du Millénaire en 2000 et, enfin, celui de Johannesburg en 2002, ont tour à tour souligné la nécessité de reconvertir l’économie mondiale en la replaçant dans un cadre organisationnel et politique qui puisse respecter les écosystèmes qui génèrent la vie tant terrestre que marine et redonner aux économies régionales et locales leur droit d’existence et leur autonomie de développement.

Ce bref aperçu de la situation géopolitique mondiale actuelle nous fait comprendre encore une fois la grande impuissance des peuples vis-à-vis du grand capital mondialisé qui subissent les affres du capitalisme destructeur. Les révoltes se multiplient devant le sort injuste qui est réservé à des milliards d’habitants, mais celui-ci veille à les diviser et à les contenir par la force et la violence armées.

Les messages sont maintes fois répétés dans le monde en faveur de la paix bâtie par la justice sociale et la solidarité et non par la dissuasion et l’imposition d’un ordre maintenu par la force tel que l’appel lancé par les forums sociaux mondiaux : « Un autre monde est possible ».

Nous ne pouvons qu’éprouver beaucoup d’inquiétudes devant le grand réarmement planétaire, y compris nucléaire, qui ne cesse d’attiser les tensions entre les grands ensembles géopolitiques et ainsi entre les nations elles-mêmes. Ces tensions donnent naissance à des conflits armés dont l’ampleur est devenue intolérable, comme nous avons pu le constater à l’intérieur des conflits armés en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Centrafrique, au Mali, à Gaza et maintenant au Nigéria avec les pays circonvoisins. Les bilans sont dressés. Des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des nations à toutes fins pratiques détruites.

Regarder ce panorama sans réagir et sans se soucier de l’avenir n’est  pas une attitude responsable. Il importe d’abord de comprendre les raisons qui conduisent le système politique et économique dans cette situation qui met en péril la survie même de l’humanité. Il est possible ensuite d’exercer des pressions sur les responsables politiques pour qu’ils prennent les bonnes décisions, soit celles qui vont à l’encontre des forces du capital totalitaire et en faveur de celles d’une gouvernance donnant désormais priorité aux besoins des peuples. Pour ce faire il est primordial de savoir décrypter la bonne information à travers les discours de propagande en faveur du système dominant. La plupart du temps, les faits qui sont rendus publics ont pour objectifs de servir les tenants du grand capital. Il importe donc de bien saisir les intentions profondes qui l’animent.

Terminons en citant les propos de Chems Eddine Chitour, professeur de l’École nationale polytechnique d’Alger, qui écrivait en novembre 2014 : « Le monde est à un tournant et Mikhaïl Gorbatchev a raison de nous prévenir de l’imminence d’une troisième guerre mondiale qui est programmée et qui sera d’autant plus probable au fur et à mesure de la rareté de l’énergie des matières premières et des dégâts des changements climatiques… ». (mondialisation.ca). Selon David North et Alex Lanthier, « Il n’y a aucun moyen d’arrêter ce mouvement vers la guerre si ce n’est par une intervention politique consciente de la classe ouvrière. Quiconque croit qu’une guerre nucléaire est impossible parce que les gouvernements modernes, à l’opposé de ceux au pouvoir en 1914, ne prendraient pas le risque d’une catastrophe, se fait des illusions. Les régimes existant aujourd’hui sont peut-être encore plus irresponsables que ceux de l’époque. Assaillis par des problèmes économiques et sociaux pour lesquels ils n’ont pas de solution progressiste, ils sont de plus en plus enclins à voir la guerre comme un risque valant la peine d’être encouru ».

Enfin, il est primordial de nous rappeler ces propos d’Albert Einstein : « « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième ». Cette simple pensée doit nous amener à consacrer toutes les énergies possibles pour qu’elle ne demeure qu’un cauchemar à éviter à tous prix.

 Jules Dufour 

 
Jules Dufour, Ph.D., géographe, est président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l’Ordre national du Québec.

 

Références

AFP. 2014. Kiev accuse Moscou de vouloir «une troisième guerre mondiale». Montréal, Cyberpresse, le 25 avril 2015. En ligne : http://www.lapresse.ca/international/dossiers/ukraine/201404/25/01-4760686-kiev-accuse-moscou-de-vouloir-une-troisieme-guerre-mondiale.php

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source: mondialisation.ca

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