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L’armée ukrainienne n’est rien d’autre qu’une «  légion de l’OTAN  » ; elle n’est pas là pour défendre les intérêts de l’Ukraine, mais pour continuer à sanctionner la Russie, » a déclaré Vladimir Poutine. Avant d’ajouter : « Nous parlons souvent de ‘’l’armée ukrainienne’’, ‘’l’armée ukrainienne’’. Mais qui combat exactement là-bas ? En réalité, il s’agit pour partie d’unités officielles des forces armées, mais essentiellement de ce qu’on appelle des « bataillons de volontaires nationalistes. »  »

S’adressant à un parterre d’étudiants à Saint-Pétersbourg, Poutine a également affirmé que l’objectif des troupes ukrainiennes était lié «  à des buts géopolitiques de sanctions contre la Russie.  »

D’après Poutine, l’armée ukrainienne « n’est pas une armée, mais une légion étrangère, en l’occurrence, une légion de l’OTAN, qui bien entendu, ne défend pas les intérêts nationaux de l’Ukraine. »

«  Kiev a mis toute la mauvaise volonté à trouver des solutions politiques à la crise dans l’Est de l’Ukraine, et n’a accepté les cessez-le-feu que pour rassembler ses forces, » a poursuivi le Président.

« Malheureusement, les autorités de Kiev refusent de s’engager sur la voie d’une solution pacifique. Ils ne veulent pas résoudre cette crise par des moyens politiques,  » a dit Poutine, ajoutant que Kiev avait commencé par utiliser le pouvoir de la Loi, puis les services de sécurité, et enfin l’armée dans la région.

«  Fondamentalement, c’est une guerre civile qui sévit en Ukraine. Et selon moi, nombreux sont ceux en Ukraine qui l’ont déjà compris,  » a commenté Poutine.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a réagi aux déclarations de Poutine, les qualifiant d’ « absurdités  ».

« Cette déclaration selon laquelle il y aurait des légions de l’OTAN en Ukraine n’a aucun sens. Il n’y a aucune légion de l’OTAN là-bas,  » a affirmé Stoltenberg devant des journalistes. [Voir pourtant vidéo ci-contre – NdT]

La situation déjà tendue dans l’Est de l’Ukraine s’est considérablement dégradée ces deux dernières semaines. La violence s’est déchainée après un incident controversé à un point de contrôle de l’armée ukrainienne près de la ville de Volnovakha, où 12 passagers d’un bus ont été tués le 13 janvier 2015.

Kiev et les rebelles se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de l’incident.

Après cette escalade de la violence, Kiev a ordonné le 18 janvier une « attaque massive  » contre les régions tenues par les rebelles. Les dirigeants de la république autoproclamée de Donetsk ont alors accusé Kiev de vouloir relancer la guerre.

La violente confrontation entre les troupes armées ukrainiennes et les rebelles a atteint son paroxysme la semaine dernière, avec le bombardement de la région de Donetsk. Au moins 30 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées.

[Encore une fois] Kiev et les rebelles se sont renvoyé la responsabilité, mais les rebelles ont souligné qu’ils ne disposaient pas d’armements assez proches de la ville pour perpétrer une attaque aussi meurtrière.

Les pays occidentaux ont réitéré leurs accusations contre la Russie, affirmant qu’elle soutenait les forces rebelles, et qu’elle était donc en partie responsable des violations des accords de Minsk. Ils ont ainsi appelé à accroitre les sanctions contre Moscou.

Lundi, le président américain Barack Obama a promis que les États-Unis allaient examiner les options pour « augmenter la pression sur la Russie » suite aux problèmes en Ukraine.

Au même moment, le Secrétaire US au Trésor, Jack Lew, a affirmé que Washington avait « d’autres outils » à disposition pour accroitre la pression contre la Russie.

« Je crois que nous avons la preuve que les sanctions fonctionnent et créent un réel stress dans leur économie. [Mais] nous avons d’autres outils. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail de ces outils, mais nous en avons d’autres à disposition,  » a déclaré Lew lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Le président polonais Bronislaw Komorowski a lui aussi appelé l’Union européenne a considérer la possibilité d’imposer des sanctions plus sévères à Moscou : « La réponse du monde occidental devrait être extrêmement ferme.  »

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, s’est joint à l’appel pour de nouvelles restrictions, ajoutant qu’ « une attaque ou une large offensive contre Marioupol constituerait une escalade significative de la situation, à laquelle nous devrions répondre.  »

Dmitry Peskov, l’attaché de presse de Vladimir Poutine, a qualifié ces menaces de nouvelles sanctions contre la Russie de « course en avant aussi totalement injustifiée que destructrice qui se révèlera au final à très courte-vue.  » Avant d’ajouter : « Au lieu de mettre la pression sur ceux qui refusent d’établir le dialogue et de rechercher des solutions pacifiques au conflit, tout ce que nous entendons, c’est qu’ils veulent à nouveau utiliser le chantage économique contre la Russie.  »

Source  : RT.com, 26 janv. 2015

Traduction  : Christophe pour ilfattoquotidiano.fr

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