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Femme musulmane dont le visage est peint avec le drapeau américaindes idéologies
Femme musulmane dont le visage est peint avec le drapeau américain

Dans les temps modernes, la guerre n’est jamais ce qu’elle semble être. Les historiens traditionnels évoquent sans cesse les grands conflits pour les territoires, les ressources, l’impasse politique et la vengeance, mais la dure réalité est que toutes ces motivations sont en fait secondaires, même si elles apparaissent pertinentes à tous. Comme moi et de nombreux analystes l’ont couvert en détails dans le passé, la plupart des guerres sont des guerres préfabriquées. Les élites internationales ont depuis longtemps vu les avantages à confronter deux sociétés ou  des idéologies, en apparence opposées les unes aux autres, tout en jouant des deux côtés de l’échiquier, dirigeant les événements vers un résultat prédéterminé et souhaité. C’est un fait historique indéniable [1]. Si vous voulez vraiment comprendre le passé, ou les subtilités de la guerre, vous serez perdu, sauf si vous acceptez le fait que la plupart des conflits sont préfabriqués, qu’ils ne sont pas aléatoires ou naturels.

Ils ne sont pas les extensions de la simple cupidité ou de l’ignorance de l’homme. Ils ne sont pas des produits de la rareté des ressources (une idée fausse très répandue et trop simpliste utilisée pour tromper les militants). Ils ne sont pas le fait de développements inévitables de la sur-complexité, si l’on en croit la propagande de la Rand Corporation et sa linchpin theory [2] [théorie du pivot]. Ils ne sont pas le produit de trop de souveraineté nationale ou de liberté individuelle. Non. La guerre traditionnelle est un outil pour la classe dirigeante organisée. Il en a toujours été ainsi et ce sera toujours ainsi. Cet outil est utilisé pour transformer le monde en une vaste boîte de Pétri, un bécher bouillonnant dans un laboratoire où les ingénieurs sociaux espèrent détruire le vieux pour créer quelque chose de nouveau.

C’est un de ses objectifs primordiaux. Le désespoir et la terreur de la guerre ont pour but de changer le fond inconscient collectif des nations et des populations. Il est destiné à changer nos croyances, nos mœurs, nos principes. Il est destiné à nous transformer en quelque chose d’autre, quelque chose de malléable et de terrible, quelque chose que nous ne reconnaîtrions pas normalement.

Alors que nous avançons dans le dernier trimestre de 2014, exactement cent ans après la première guerre mondiale, je vois beaucoup de preuves [3] qui suggèrent que nous nous dirigeons vers une autre conflagration préfabriquée. C’est peut-être une guerre de terrorisme et d’usure entre les USA et ISIS (une insurrection financée [4] et entraînée par les agences secrètes occidentales). C’est peut-être une guerre d’escalade économique entre l’Est et l’Ouest (même si la Russie est tout autant un pion des banques internationales comme Goldman Sachs [5] que n’importe quel pays de l’Ouest). D’où, nous pourrions voir sortir un holocauste mondial selon le niveau de désespoir et d’insécurité parmi les élites. Qu’est-ce que chaque mouvement promoteur de la liberté, constitutionnaliste, et combattant de la liberté dans le monde doit comprendre ? C’est que si on vous dit que l’ennemi est l’extrémisme musulman, ou l’agresseur russe, ou la subversion économique de l’Est, la véritable cible sera VOUS.

Les avantages de la guerre en ce moment seraient immenses pour les élites du mondialisme, mais la fonction principale sera la capacité de coopter, diaboliser, et/ou éliminer l’opposition légitime profitant de la brume et de la confusion. Si vous avez déjà remarqué que toutes les administrations présidentielles successives semblent à chaque fois plus infernales que la précédente pour saboter notre infrastructure et nous pousser à la confrontation sans fin, vous voudrez peut-être réfléchir à la possibilité que le Nouvel Ordre Mondial ne se termine pas avec la chute de l’empire américain, il commence avec la chute de l’empire américain.

Imaginez une guerre dans laquelle on présente une menace tangible et immédiate contre les États-Unis. Pas une campagne de tapis de bombes couverte par CNN dans quelque trou frappé par la pauvreté de l’autre côté du monde, mais une véritable guerre juste au seuil de notre porte. Maintenant, pensez comment cela pourrait affecter psychologiquement le grand public, et déformer les principes de la personne moyenne. Imaginez le genre d’impasses morales relatives que les gens seraient prêts à accepter quand ils auront vraiment peur. Imaginez ce qu’ils seront prêts à sacrifier pour apaiser cette crainte. Imaginez qui ils sacrifieraient.

Dans un tel environnement, les concepts de la liberté d’expression et de la dissidence personnelle sont rarement respectés.

En temps de guerre, la dissidence est souvent étiquetée comme trahison, et la liberté d’expression est étiquetée comme privilège de temps de paix. La vérité devient une nuisance, voire une menace pour la pérennité de l’État et, par extension, le collectif. Le même argument se pose toujours, l’argument selon lequel la survie du groupe l’emporte sur tout désaccord que l’individu peut avoir avec les objectifs de la direction du groupe. À leur tour, les appels à l’unification atteignent une ferveur religieuse, peu importe à qui profite les bénéfices de cette unification en fin de compte.

Dans le même temps, ceux qui étaient tolérés en tant que militants deviennent maintenant des ennemis de l’État pour avoir simplement fait ce qu’ils ont toujours fait. La propagande est déjà mise en place pour s’assurer que le mouvement de liberté soit pris dans le feu croisé entre l’Est et l’Ouest.

Pendant des années, j’ai mis en garde les lecteurs sur le faux paradigme Est/Ouest [6] et la fabrication d’un conflit avec la Russie et la Chine [7] dans le but de créer un récit historique rationnel par lequel le dollar pourrait être supplanté en tant que monnaie de réserve mondiale pour faire place à un système de panier de devises prévu de longue date sous le contrôle du Fonds monétaire international et de la Banque des règlements internationaux. Pendant la crise, les Américains accuseront l’Est de l’implosion du système monétaire plutôt que les banquiers internationaux et centraux (les vrais coupables), et dans le chaos qui s’ensuivra, les masses se tourneront les unes contre les autres, tandis que les élites pourront s’asseoir dans un confort relatif, nous laissant nous entretuer.

Un autre aspect de ce plan, je crois, implique le détournement de l’image du mouvement de liberté. Le mouvement de liberté est essentiellement l’élément inconnu le plus dangereux sur l’échiquier mondial de l’élite. En fait, parce que nous comprenons que les financiers internationaux et les banquiers centraux sont le véritable ennemi, nous avons la possibilité de délaisser entièrement l’échiquier et de jouer par nos propres règles. Les conflits économiques ou militaires généralisés offrent la possibilité de neutraliser les militants de la liberté qui pourraient se transformer en révolutionnaires.

Récemment, je suis tombé sur un article de The Atlantic intitulé La Russie et la menace d’irréalité [8]. Maintenant, certains analystes alternatifs pourraient lire cet article et immédiatement hausser les épaules comme une autre tentative de propagande contre la Russie par la machine médiatique occidentale. Bien que leurs motivations soient authentiques, ces analystes cimentent l’illusion que la Russie est le bon gars et les États-Unis sont à jamais le méchant. La pièce de The Atlantic est une manipulation beaucoup plus complexe que ce qu’ils sont capables de percevoir.

Dans le passé, j’ai fait remarquer que le média Russia Today (RT) en particulier, financé par le gouvernement, est en fait une action psychologique ingénieuse, non seulement lancée par le gouvernement russe comme l’affirme The Atlantic, mais influencée par l’élite mondialiste. Elle est efficace, principalement, parce que la plupart de ce que RT rapporte est absolument vrai. C’est ce qui n’est PAS rapporté qui est l’élément sur lequel nous devrions nous concentrer. Cela peut être une source de confusion, sauf si vous comprenez comment les faux paradigmes fonctionnent. La dynamique du conflit entre les États-Unis et la Russie n’est pas plus réelle que la dynamique du conflit entre démocrates et républicains. Si vous comprenez que, cette fois-ci, l’Amérique est programmée pour perdre son premier match contre la Russie, tout le reste tombe sous le sens. En ce qui concerne RT, voici le problème :

1) Tout d’abord, RT est implacable dans sa couverture de la corruption au sein des gouvernements occidentaux, mais rarement, voire jamais, il ne rapporte quelque chose de négatif sur l’établissement russe. Je suis désolé, mais la politique économique de la Russie est dominée par les banques centrales, lesquelles sont conseillées directement par Goldman Sachs [9] et sont membres actifs du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque des règlements internationaux (BRI). Le Fonds russe d’investissements directs (RDIF) gère des milliards dans des investissements en Russie, travaille en étroite collaboration [10] avec Goldman Sachs, et le directeur général de cette institution était à la tête du FMI du temps de Dominique Strauss-Kahn [11], avocat des Droits de tirage spéciaux (DTS).

Vladimir Poutine a ouvertement appelé [12] au remplacement du dollar par un panier de devises du FMI, les droits de tirage spéciaux, et a exigé que l’Ukraine prenne des prêts du FMI libellés en DTS [13], et il a une amitié de longue date [14]  avec Mr. NWO lui-même, Henry Kissinger [NdT,New World Order, organisation qui préconise un ordre mondial bureaucratique et totalitaire] . Le seul conflit que la Russie a exprimé avec les mondialistes du FMI, c’est qu’elle souhaite être pleinement intégrée dans le système de panier du DTS, ce qui était l’intention du FMI de toute façon. Avec tout cela, RT n’a pas de questions difficiles sur la loyauté de son propre gouvernement ?

source et suite de l’article: vineyardsaker.fr

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