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Comme à chaque fois, les tractations doivent rester secrètes, complètement obscures du grand public qui ne pourrait penser qu’une seule chose: qu’il s’agit d’une théorie du complot tant c’est énorme. Ce qui est en train de se dérouler dans le secret le plus absolu, c’est d’appliquer à l’ensemble des pays concernés par l’accord transatlantique le droit de privatiser tout ce qui est public, sans possibilité de retour à la nationalisation. Explications avec un brin d’analyse montrant que si tout se met en place petit à petit, le plan bien pervers est prévu depuis longtemps:

Prenez une banque dont l’état financier est catastrophique, par exemple la Dexia. Celle-ci va émettre de très nombreux prêts toxiques qui vont être casés par exemple auprès des municipalités et des hôpitaux français. Uniquement pour la France, ce sont 5500 communes et plusieurs dizaines d’hôpitaux qui sont concernés, mais sont également concernés les régions, les départements, les organismes de logement, etc… Les prêts ont été proposés avec de fausses promesses, et au final, les taux d’intérêts ont explosé, gonflant de manière exponentielle l’endettement de souscripteurs. Pour palier à cela, seules solutions, faire des économies, terme plus « passe-partout » pour définir des plans d’austérité, avec dégraissages à la clé. Mais avec ces taux d’intérêts étant volontairement élevés, il ne sera pas possible de retrouver une stabilité financière, les services publics devront alors être privatisés avec comme objectif le profit et la rentabilité. Et à partir de là, alors que « le scénario à la grecque » peut s’appliquer, le vautour américain peut se jeter sur sa proie et investir, le traité transatlantique entre les dents, dès fois que quelqu’un tenterait de les arrêter.

carte de France des prêts toxiques DexiaCarte de France des prêts toxiques interactive: Libération.fr

C’est là que l’arnaque prend tout son sens, et que la trahison des populations est évidente. Quel que soit le service, si celui-ci peut permettre de faire du profit, il est prévu de le privatiser un jour, quel qu’il soit! Hôpitaux, la SNCF (d’où la guerre des cheminots), nucléaire, etc…

14-06-25_3

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services. Signe particulier : ces tractations devaient rester secrètes pendant cinq ans. WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu.

Tout devait rester entièrement secret. Rien ne devait filtrer des négociations sur l’accord sur le commerce des services (ACS) entamées depuis deux ans à l’ambassade d’Australie à Genève entre les États-Unis, l’Union européenne et une vingtaine de pays.

Une vaste entreprise de libéralisation qui touche jusqu’aux services publics fondamentaux. Des mesures assurant une confidentialité totale des discussions ont été prises, dans un langage digne d’un scénario à la James Bond. Les textes établissant l’avancée des pourparlers ont été « classifiés », selon un jargon utilisé généralement pour les dossiers secret-défense. Ils doivent être « protégés de toute diffusion non autorisée » et stockés dans un système d’ordinateurs lui-même classifié et maintenu « dans un building ou un container clos » sous haute surveillance. L’objectif déclaré est que rien ne puisse transpirer du contenu de ces tractations « jusqu’à cinq ans après la conclusion d’un accord » ou la fin des négociations si celles-ci devaient finalement ne pas aboutir.

C’était sans compter sur la dextérité des lanceurs d’alerte de WikiLeaks qui sont parvenus à récupérer une partie des textes surprotégés. Ils ont publié ainsi le 19 juin sur leur site l’annexe du traité en préparation consacré aux services financiers.

https://wikileaks.org/tisa-financial/

Ces révélations soulignent, en fait, l’ampleur de l’offensive engagée par Washington, suivi par les États membres de l’Union européenne, pour permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers mais aussi celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, on le sait, avancent au même moment, dans la plus grande discrétion.

Contourner les résistances populaires et réfractaires de l’OMC

Les pourparlers secrets pour parvenir à un accord sur le commerce des services (ACS) ont démarré en 2012 et leurs initiateurs entendent tout faire pour les conclure avant la fin 2015. Ils sont en fait destinés à contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Devant la paralysie du processus multilatéral lancé en 2001 dans le cadre du cycle dit de Doha de l’OMC, un groupe de pays a décidé, sous l’impulsion des États-Unis et des États membres de l’UE, d’entamer, il y a deux ans, une négociation parallèle.

Autrement dit : désavoué démocratiquement et donc sorti par la porte, l’AGCS pouvait ainsi rentrer par la fenêtre sous l’impulsion d’une cinquantaine de gouvernements. Les négociateurs autoproclamés ont l’espoir de définir dans un cadre plurilatéral des normes pour qu’elles s’imposent, à terme, comme unique référence internationale. Ils misent d’évidence sur leur poids économique – ils représentent ensemble près de 70 % du commerce mondial – pour rallier en fin de compte les pays récalcitrants de l’OMC court-circuités. Le lieu géographique des tractations a simplement été transféré de quelques rues à Genève, passant du siège de l’OMC aux locaux de l’ambassade d’Australie, pays opportunément tout acquis à la libéralisation.

Principale source d’inspiration du groupe : les « experts » de la « coalition globale des services » (GSC) au sein de laquelle on retrouve, côté états-unien, les géants du secteur (banque, Internet, énergie) mais aussi, côté européen, le Medef ou le poids lourd français, Veolia (voir ci contre). Le document diffusé par WikiLeaks, qui correspond au relevé de la négociation au 14 avril dernier, révèle le forcing déployé pour banaliser le commerce des produits financiers, comme si rien n’avait été retenu des causes du krach ravageur qui s’est produit seulement sept ans en arrière.

Échanges financiers, 
le retour du délire

Les normes proposées dans l’annexe du texte secret consacré au commerce des produits financiers visent d’abord à restreindre la capacité d’intervention de la puissance publique et se fixent ouvertement comme objectif un modèle « autorégulateur » de la finance. Les États signataires du futur ACS ne seraient quasiment plus autorisés à légiférer pour limiter les transactions financières transfrontalières (article X 3.2.).

Au nom de la libre concurrence les « monopoles d’État en matière de fonds de pension » – traduisez : les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même « les assurances pour calamité naturelle » se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public.

Source et article complet à faire circuler d’urgence: Libération

Trouvé sur Wikibusterz

Au nom du profit, le nombre de chômeurs va exploser, les investisseurs privés vont investir en masse dans les services européens qui seront privatisés, ce n’est pas de la politique, ce n’est pas de la géopolitique, c’est de la haute trahison, les populations étant tenues à l’écart de ces décisions iniques!!!

source/ Wikibusterz, via les Moutons enragés



Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations

Pour ceux qui ignoreraient encore (et il y en a beaucoup) ce que ont les accords de libre-échange, le traité transatlantique, et qui souhaitent réellement comprendre ce vers quoi nous allons, deux conférences indispensables ont déjà été proposées sur le blog. L’une vous parlera de l’Europe, de ses origines et de qui la contrôle réellement, la seconde du traité transatlantique. Les visionner ne sera aucunement une perte de temps!!!

NWO

C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers… Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête.

Ce pourrait être la fin des services publics, de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de toute volonté de réguler les marchés financiers ou de protéger les données des citoyens. Bref, une entrave encore jamais vue à l’exercice de la démocratie et au fonctionnement des politiques publiques. L’Accord sur le commerce des services (ACS) ou Trade in Services Agreement (TISA) est actuellement en cours de négociation entre une cinquantaine de pays [1], dont ceux de l’Union européenne. Il a été lancé par les États-Unis et proposé à des pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), baptisé le groupe des « Vrais bons amis (des services) » (Really Good Friends).

« Apaiser la frustration des entreprises »

Ces négociations se déroulent hors du cadre de l’OMC, avec les pays les plus partisans de la libéralisation des services, contrariés par l’impasse des négociations de Doha lancées en 2001 [2]. Ces pays représentent plus de deux tiers du commerce mondial des services. De nombreux domaines sont concernés : éducation, transports, poste et télécommunications, services de comptabilité et d’audit, ingénierie et logistique, santé, assurance, nouvelles technologies et transfert de données, recherche, banque et services financiers… Objectif : ouvrir encore davantage les services à la concurrence internationale et empêcher toute intervention publique.

« Ces négociations sont l’opportunité la plus prometteuse en deux décennies pour promouvoir le commerce des services à l’échelle internationale », s’enthousiasme le lobby de l’industrie des services aux États-Unis. La Coalition internationale des industries de service (GSC), dont fait partie le Medef, est encore plus explicite : cet accord a été conçu « pour apaiser la frustration des entreprises, en raison de l’impasse du Cycle de Doha en matière de services », écrit-elle [3].

Interdire toute intervention des États

« Il s’agit d’une tentative de secrètement étendre les aspects les plus néfastes de l’infâme accord AGCS qui a suscité dans le passé des protestations mondiales », répond Rosa Pavanelli, secrétaire générale de l’Internationale des services publics (ISP). Selon cette organisation, qui fédère les syndicats du secteur et représente 20 millions de travailleurs, l’ACS limiterait la capacité des gouvernements à légiférer dans certains domaines, comme la sécurité des travailleurs, l’environnement ou la protection des consommateurs. « L’ACS s’inscrit dans cette nouvelle vague inquiétante d’accords commerciaux et d’investissement, reposant sur des pouvoirs juridiquement contraignants qui institutionnalisent les droits des investisseurs et interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce », décrit l’organisation internationale dans un rapport détaillé.

Plusieurs aspects de l’accord sont vivement critiqués par les organisations syndicales et non-gouvernementales. En premier lieu, tout secteur qui n’est pas explicitement exclu, protégé par chaque pays, pourrait être concerné par l’accord. Avec tous les dangers que cela comporte. Ces accords ouvriraient notamment la porte à un afflux d’entreprises privées dans le secteur éducatif européen, alerte la fédération internationale des syndicats d’enseignants. Une clause de statu quo viendrait figer les niveaux actuels de libéralisation des services dans chaque pays, rendant impossible toute remunicipalisation des services de l’eau par exemple, ou compliquant la création ou le rétablissement de monopoles publics dans des domaines actuellement ouverts à la concurrence [4]. Autre principe : la « clause à effet de cliquet » (sic), qui viendrait figer toute future libéralisation d’un service donné. Une partie de l’assurance chômage est privatisée, comme au Royaume-Uni ? La retraite est démantelée au profit de fonds de pension ? Impossible de revenir en arrière ! Une atteinte aux libertés démocratiques fondamentales, dénonce la fédération syndicale internationale, qui voit dans ce futur accord un moyen de « rendre pérenne et irréversible un système de privatisations pour toutes les générations à venir ». Des gouvernements complètement liés par les décisions de leurs prédécesseurs : voilà qui porterait gravement atteinte au fonctionnement des démocraties !

Verrouiller les privatisations

Autre problème : l’accord pourrait imposer aux autorités publiques une « obligation de neutralité économique » entre prestataires de services publics et privés, dénonce l’ISP. En clair, tout soutien financier apporté aux services publics devrait être ouvert au secteur privé. « Si dans un domaine, des services privés existent à côté des services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auraient droit aux mêmes subventions, au nom de la « concurrence libre et non faussée », explique le collectif Stop-Tisa. Ainsi, par exemple, une université américaine pourrait s’établir en Suisse demandant un financement à la hauteur des universités publiques, aux frais du contribuable. » Un État qui subventionne la construction d’un hôpital public devra-t-il bientôt financer également une clinique privée dans les environs ? Autant de critiques reprises dans un document de la Commission européenne, qui fait la synthèse d’une consultation sur le sujet auprès des « décideurs et ONG ».

Les négociations ont débuté en février 2012 et devraient se terminer en 2015. Les négociateurs des pays concernés se réunissent régulièrement à Genève, sous la conduite des États-Unis et de l’Australie [5]. En juin 2013, un communiqué lapidaire annonce que « les membres de l’OMC explorant de nouvelles approches visant à faire progresser la libéralisation du commerce des services sont satisfaits des progrès des discussions sur un accord sur le commerce des services (Tisa) ». Ils invitent les autres pays membres de l’OMC qui partagent ces objectifs à les rejoindre. La Chine, soutenue par la Commission européenne, a demandé à participer aux négociations. Ses divergences avec les États-Unis sur d’autres accords commerciaux ne lui ont pas permis d’être admise pour le moment à la table des discussions.

Des négociations très secrètes

En novembre 2013, les participants ont estimé que l’accord était suffisamment « mûr » et ont lancé l’étape « d’échange d’offres initiales » : chaque pays doit préciser les secteurs qu’il souhaite inclure dans l’accord, et les modalités qu’il propose concernant « l’ouverture » à la concurrence internationale de ces secteurs, selon un cadre pré-déterminé par l’accord. Début 2014, la plupart des pays ont échangé ces propositions, qui sont la base des discussions en cours. Certains comme la Suisse ou la Norvège les ont rendues publiques [6], d’autres pays semblent peu enclins à les diffuser auprès de leurs citoyens.

Article complet sur Bastamag

source: Bastamag, via les moutons enragés



 

Voilà ce qui vous/nous attend avec le Traité Transatlantique

C’est quand même hallucinant! Quel que soit l’article relayé, il va dans le même sens que tous les autres: les accords de libre-échange ne seront au final qu’un cauchemar mis en place dans un seul but: enrichir des sociétés privés. Dans les règles imposées, faire tomber tout ce qui peut empêcher la concurrence, et si une ville, une nation, une personne souhaitent avec raison empêcher cela, il devient une cible idéale pour une attaque en justice, ce qui est en train de se passer avec ce petit village…

Une compagnie pétrolière réclame 1 million et demi de dollars à un village de 168 habitants qui veut protéger son eau au Québec.!

Le village de Ristigouche-Partie-Sud-Est se retrouve malgré lui dans une impasse financière. Il doit en effet se défendre en cour contre l’entreprise Gastem, qui le poursuit en raison de l’adoption d’un règlement sur la protection de l’eau qui bloque les projets d’exploration de la pétrolière. Son maire dénonce d’ailleurs l’inaction du gouvernement du Québec dans ce dossier qui pourrait créer un dangereux précédent pour les municipalités qui ont fait de même.

« Je crois que notre volonté de protéger l’eau est très valable, affirme au Devoir le maire du village gaspésien, François Boulay. Nous sommes à peine 168 habitants qui dépendent tous de puits artésiens ou encore des eaux de surface. Sans cette eau, est-ce qu’on resterait ici ? Non, on ne pourrait pas. Mais nous sommes obligés, en 2014, de prendre tous les moyens possibles pour protéger notre eau. Et pour ça, on doit livrer une bataille judiciaire avec des frais qui sont exorbitants. »

Toute cette saga a débuté lorsque Gastem, présidée par l’ancien ministre libéral Raymond Savoie, a annoncé en novembre 2011 son intention de procéder à un premier forage exploratoire à Ristigouche-Partie-Sud-Est, dans la baie des Chaleurs. Des citoyens ont alors appris que l’entreprise détenait des permis couvrant une bonne partie du territoire de la région, et ce, depuis 2007. La pétrolière a obtenu le feu vert de Québec en juillet 2012 et a par la suite procédé à la construction d’une plateforme de forage.

Des citoyens inquiets ont toutefois fait pression auprès du conseil municipal, qui a finalement adopté en mars 2013 un règlement interdisant tout forage dans un rayon de deux kilomètres autour d’une source d’eau. Jugeant l’adoption de ce règlement « illégale, ciblée et intempestive », Gastem a intenté en août 2013 une poursuite contre le petit village. Selon le libellé de la requête déposée en Cour supérieure, la municipalité « a outrepassé ses pouvoirs en créant de toutes pièces une nuisance par la prohibition d’une activité d’exploration ne présentant aucun inconvénient sérieux et n’étant aucunement susceptible de porter atteinte de quelque manière que ce soit à la santé publique ou au bien-être de la communauté ».

1,5 million de dollars

L’entreprise réclame 1,5 million de dollars en guise de remboursement des investissements qu’elle dit avoir effectués en vue de son forage. Elle ne souhaite toutefois pas poursuivre les travaux dans ce secteur, contrairement à ce que réclame présentement Pétrolia dans la bataille judiciaire qui l’oppose à la Ville de Gaspé. Un mois avant de lancer la poursuite, Gastem a en effet cédé ses permis d’exploration à Pétrolia « pour des raisons financières », précise la requête. Pétrolia n’a manifesté aucune intention de reprendre les travaux jusqu’à présent.

Source et fin de l’article : Le Devoir : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/411205/une-petroliere-poursuit-un-village-de-gaspesie

Trouvé sur Les brindherbes

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