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Deux informations à mettre en relation pour saisir, la tendance actuelle « imposée » par Bruxelle sur la compétitivité, par des dirigeants non-élus, à la tête de l’Europe. Ces Van Rompuy et autres Barroso, laquets de Goldman Sachs…

Il ne faut pas se leurrer, ce type de suggestion, nous permet de prédire, les réformes que ce « nouveau gouvernement » Français, va devoir appliquer…


Pascal Lamy favorable à des boulots « pas forcément payés au smic »

« A ce niveau de chômage, il faut aller vers davantage de flexibilité », estime Pascal Lamy.

 

Un remaniement d’accord, mais pour quoi faire ? Invité mercredi de l’émission « Questions d’info », sur LCP, en partenariat avec Le Monde, France Info et l’AFP, Pascal Lamy n’y va pas par quatre chemins. Il plaide pour l’audace, la transgression.

« Je sais que je ne suis pas en harmonie avec une bonne partie de mes camarades socialistes, mais je pense qu’à ce niveau de chômage il faut aller vers davantage de flexibilité, et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au smic », lance-t-il.

L’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), proche de Jacques Delors, est conscient de briser un tabou. Il sait à quel point l’idée d’un smic jeune est mal ressentie en France, mais il invoque le niveau du chômage qui « gangrène » la société et l’échec des « solutions traditionnelles ».

Lire : Chômage : nouveau mois décevant pour le gouvernement

« Je connais des gamins de 15 ans dont les parents n’ont jamais eu de boulot. Pour moi, c’est le signe d’une gangrène. Une société où ceci peut se produire, sans qu’il y ait la révolution, c’est vraiment très inquiétant », s’indigne-t-il, avant d’ajouter : « Un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot. »

(…) suite de l’article sur: lemonde.fr


Allemagne : « C’est fait », le conseil des ministres a adopté le salaire minimum !


Le conseil des ministres allemand a adopté mercredi la loi établissant dans le pays un salaire minimum, qui s’appliquera à tous au plus tard à compter de 2017 et constitue un projet clé du gouvernement Merkel III.
 
« C’est fait », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale à l’issue du conseil des ministres, à propos de ce salaire plancher dont le niveau a été fixé à 8,50 euros bruts de l’heure. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2015 mais une période de transition est prévue pour les secteurs qui seront encore sous le coup d’un accord de branche. Au plus tard en 2017, il concernera tout le monde, sauf les moins de 18 ans, les stagiaires et les chômeurs de longue durée, exemptés pendant les six mois suivant leur embauche.
 
La loi adoptée mercredi par les ministres doit encore être approuvée par les députés du Bundestag, chambre basse du parlement allemand, et vraisemblablement par la chambre haute (Bundesrat), ce qui dans les deux cas ne devrait poser aucun problème.
 
L’instauration d’un salaire minimum s’apparente à une révolution dans un pays qui historiquement laisse les partenaires sociaux négocier les salaires entre eux. Les partenaires de l’Allemagne, la France en tête, espèrent qu’il va remédier à des situations de dumping dans certains secteurs, notamment l’agro-alimentaire, et stimuler la consommation intérieure dans la première économie européenne.
 
La chancelière Angela Merkel et son parti conservateur ont consenti à contre-coeur au projet, condition sine qua non des sociaux-démocrates pour participer au gouvernement. Une partie de la droite et les milieux économiques, qui se sont livrés à un lobbying intense ces derniers mois, espéraient en limiter les effets au maximum et ont milité pour une multitude d’exceptions, à commencer par tout l’Est du pays. Ils agitaient la menace de suppressions d’emplois à grande échelle.
 
Mais au final, la ministre sociale-démocrate de l’Emploi Andrea Nahles a fait la sourde oreille à la plupart des revendications. Elle a opté pour un champ d’application très large, et un plancher valable sur tout le territoire. Selon une estimation de l’institut de recherche économique DIW, 4,5 millions de salariés allemands gagneront moins de 8,50 euros de l’heure au moment de l’entrée en vigueur de ce Smic allemand.

Source Lepoint.fr