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 Des sources gouvernementales ont révélé que la Turquie pourrait bloquer d’autres réseaux sociaux si les utilisateurs diffusaient des contenus mettant en danger la sécurité nationale.
Les élections municipales turcs de ce dimanche vont s’avérer décisives pour le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan - AFP PHOTO/ADEM ALTAN

Les élections municipales turcs de ce dimanche vont s’avérer décisives pour le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan – AFP PHOTO/ADEM ALTAN

Une fois encore, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan fait la preuve qu’il gouverne la Turquie d’une main de fer. Après avoir interdit Twitter la semaine dernière – en dépit des protestations de Washington, des cries d’orfraie de Bruxelles et d’un désaccord sur la question avec le président turc Abdullah Gül – le gouvernement a ordonné jeudi le blocage de la plate-forme YouTube, à la suite de la diffusion d’un enregistrement pirate dans lequel plusieurs responsables du pays évoquent l’hypothèse d’une intervention militaire de la Turquie en Syrie, ont annoncé les médias turcs.

Hypothèse d’une opération militaire en Syrie ?

Parmi eux, on retrouve notamment le ministre des Affaires étrangères , Ahmet Davitoglu, et le chef des services de renseignement (MIT) Hakan Fidan. L’authenticité de cette discussion et les conditions de son enregistrement n’ont pas été établies. Dans la bande sonore, la voix attribuée à M. Fidan envisage d’envoyer « quatre hommes (en Syrie) pour lancer huit missiles dans un terrain vague » en Turquie, afin de justifier une riposte militaire turque.

Recep Tayyip Erdogan a vigoureusement dénoncé la diffusion de cet enregistrement. « C’est un acte ignoble, lâche, immoral », a-t-il déclaré à Diyarbakir (sud-est) lors d’une réunion de campagne avant le scrutin municipal de dimanche, promettant aux auteurs de cette fuite de les poursuivre « jusque dans leurs caves ».

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères, Ahmet Davitoglu, a assuré que cet enregistrement avait été « manipulé » et dénoncé avec véhémence une « attaque haineuse » à la sécurité nationale de la Turquie. Ahmet Davitoglu est allé jusqu’à parler d’une « déclaration de guerre à l’Etat et à la nation turque » dont les auteurs seront « sévèrement » punis. Depuis le mois dernier, des dizaines d’enregistrements de conversations téléphoniques piratées mettant en cause M. Erdogan et son entourage dans un vaste scandale de corruption ont été diffusées sur internet.

« Les gens vont voter pour ou contre Erdogan »

Une polémique qui tombe alors que se profilent des élections municipales qui auront lieu ce dimanche. Celles-ci ont pris une importance inattendue depuis le scandale de corruption qui a ébranlé le gouvernement islamo-conservateur d’Erdogan en décembre, après une année placée sous le signe de la contestation dans les rues, cristallisée autour de la place Taksim d’Istanbul. (…)

Suite de l’article sur:  lesechos.fr


 

Les plans terroristes du régime d’Erdogan en Syrie

De nouveaux enregistrements fuités cette nuit par les hommes de la Confrérie de Fethullah Gülen, nouveau frère ennemi d’Erdogan, établissent la responsabilité flagrante du régime d’Ankara dans la guerre et le terrorisme en Syrie.

Ces « AKP-Leaks » impliquent directement le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu, le directeur des services secrets de la MIT Hakan Fidan, le conseiller du ministère des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu et le chef-adjoint de l’état-major turc Yasar Güler.

L’une de ces conversations compromettantes porte sur l’enclave turque en territoire syrien, appelée « Suleyman Shah », où se trouve le mausolée éponyme du grand-père du fondateur de l’empire ottoman Osman Ier.

Les quatre conspirateurs invoquent le menace que fait peser le réseau terroriste Daech (EIIL) sur l’enclave comme prétexte à un assaut contre la Syrie. Le chef adjoint de l’état-major Yasar Güler évoque l’option de l’armement de 1 000 djihadistes pour mener une opération en territoire syrien.

Dans un autre enregistrement, le même Yasar Güler martèle : « Nous avons besoin d’un casus belli. »

Mais le directeur du renseignement Hakan Fidan s’inquiète du risque de représailles, avouant que le frontière turco-syrienne échappe à tout contrôle.

Cela ne l’empêche pas de proposer une opération sous fausse bannière en territoire syrien : « S’il le faut, je peux envoyer quatre hommes en Syrie. Ces hommes pourraient lancer 8 missiles en direction du territoire turc. J’aurai ainsi suscité un casus belli. Nous pourrions même attaquer le mausolée de Suleyman Shah. »

 

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Erdogan, sponsor officiel d’Al-Qaïda en Syrie. Des terroristes syriens aux couleurs de la gendarmerie turque !

 

Comme nous l’évoquions dans un précédent article, à la veille des municipales prévues ce dimanche 30 mars, Erdogan tente de redorer son blason avec le sang syrien.

L’assaut des djihadistes syriens contre le village arménien de Kassab dans le Nord de la Syrie à partir du territoire turc n’est donc pas tombé pas du ciel.

La destruction du MIG syrien en territoire syrien par l’aviation turque fait partie d’une stratégie globale orchestrée par Erdogan avec le soutien d’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, des Turkmènes syriens pro-AKP, des agents turcs comme Selami Aynur abattu lundi par l’armée syrienne et des médias à sa solde comme Habertürk.

 

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Selami Aynur, agent turc, président de l’association fasciste des Loups Gris à Giresun, abattu par l’armée syrienne

 

Cette formidable campagne médiatique, politique et militaire du gouvernement AKP à la veille des élections municipales survient au moment où il se trouve confronté à un scandale de corruption et une fronde populaire sans précédent.

source: E&R