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MANIFESTATION – La manifestation, qui a rassemblé entre 20.000 et 50.000 personnes, a dégénéré en affrontement avec la police…

Un manifestant pousse un chariot face aux forces de l'ordre à Nantes, durant la manifestation contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, le 22 février 2014.

Vitrines brisées, agences des transports nantais ou poste de police saccagés, pavés du tram descellés: Nantes affiche samedi des scènes de vandalisme après que la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a dégénéré en raison de l’affrontement entre un millier d’opposants radicaux et les forces de l’ordre.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes et fervent défenseur du projet, a «condamné avec la plus grande fermeté les actes violents». «En démocratie, le droit de contester et de manifester contre un projet est légitime. Mais de telles violences sont inacceptables, et rien ne pourrait les justifier», a-t-il ajouté. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a de son côté qualifié d’«inadmissible» la «violence venant de cette ultra-gauche, de ces Black Bloc, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers», évoquant une «véritable guérilla urbaine».

20.000 manifestants selon la police, 50.000 à 60.000 selon les organisateurs

La manifestation a rassemblé entre 50 et 60.000 personnes, et plus de 500 tracteurs, selon les organisateurs pour lesquels «il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement». Pour la préfecture de Loire-Atlantique, 20.000 personnes ont participé au défilé, dont «1.000 manifestants radicaux prêts pour le combat (qui) n’ont pu être contrôlés par les organisateurs».

Ces casseurs ont tiré des projectiles -bouteilles, canettes, billes d’acier, fusées de détresse, pavés- en direction des forces de l’ordre qui ont chargé à plusieurs reprises et ont répondu à grand renfort de gomme cogne, grenades lacrymogènes ou encore lances à eau. Ils ont notamment saccagé un poste de police, une agence du groupe Vinci (concessionnaire du projet d’aéroport), mais ont aussi brisé plusieurs vitrines de magasins et du mobilier urbain. Au moins deux engins de chantier mais aussi une barricade et une voiture ont également été incendiés. Des manifestants «non belligérants» ont tenté de s’interposer plusieurs fois pour empêcher les casseurs d’agir.

Huit policiers blessés, quatorze interpellations

Le calme était revenu en fin de soirée. La préfecture a dénombré huit blessés du côté des forces de l’ordre, tous hospitalisés, et plusieurs dizaines d’hommes contusionnés, ainsi que quatorze interpellations. Des journalistes et véhicules de presse ont aussi été violemment pris à partie par des manifestants. Aucun bilan sur le nombre de manifestants blessés n’était disponible samedi soir, les journalistes ont vu à plusieurs reprises des véhicules de pompiers porter secours.

http://www.20minutes.fr/societe/1306218-manifestation-contre-l-aeroport-de-nd-des-landes-saccage-a-nantes