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Percée humanitaire à Homs, combats à Alep  Une percée a été enregistrée dans le dossier humanitaire en Syrie avec la conclusion d’un accord sur l’évacuation d’habitants des quartiers de Homs sous le contrôle des hommes armés depuis plus d’un an et demi. La télévision d’Etat syrien a annoncé, vendredi dans la matinée, que l’évacuation de ces civils a commencé, sous la supervision de l’Onu et des autorités locales.  L’aide humanitaire promise aux habitants restés dans ces quartiers sera distribuée samedi, a déclaré le gouverneur de Homs, Talal Barazi. « Ce matin, une équipe du gouvernorat, des Nations unies et du Croissant Rouge s’est dirigée vers la vieille ville pour assurer la sortie des civils et leur transfert à l’endroit où ils le souhaitent », a-t-il poursuivi. « D’après ce que nous a informés l’Onu, le nombre prévu de gens pour sortir aujourd’hui de Homs est près de 200 », a ajouté le responsable gouvernemental syrien. « Demain il y aura la première partie des aides de secours et alimentaires qui parviendront à ceux qui en ont besoin dans la vieille ville », a encore dit le gouverneur. Les autorités syriennes accusent les rebelles d’« utiliser les habitants comme boucliers humains », alors que l’opposition accuse le régime d’« assiéger les civils et d’empêcher leur approvisionnement ».  Plusieurs centaines d’hommes armés tiennent encore les quartiers du vieux Homs. Mais ils sont totalement encerclés par l’Armée et les combattants des comités populaires, qui contrôlent plus des deux tiers de la ville.  Ce développement humanitaire a coïncidé avec l’annonce, par le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, que Damas participerait au deuxième round des négociations de paix à Genève, prévu le 10 février. « Il a été décidé que la délégation de la République syrienne participera au 2ème round des négociations à Genève » lundi prochain, a déclaré M. Moqdad, qui était l’un des membres de la délégation du régime au 1er round.  Avant la reprise des négociations, l’opposition a tenté un coup d’éclat en essayant de prendre la prison centrale d’Alep, contrôlée par l’armée syrienne. Mais M. Moqdad a annoncé l’échec de cet assaut, alors que l’opposition avait annoncé avoir réussi à pénétrer dans l’enceinte de ce site stratégique. Toutefois, il semble que l’attaque a été repoussée après des combats féroces au cours desquels tous les types d’armes ont été utilisés. Selon des sources concordantes, des dizaines de combattants rebelles, en majorité membres du Front al-Nosra (Al-Qaïda), ont péri dans ces combats, y compris leur chef, le dénommé Abou Sayyaf le Tchétchène. L’armée syrienne aurait saisi un char et un blindé.  Les troupes régulières ont également progressé à l’est d’Alep et s’apprêtent à entrer dans de nouveaux quartiers qui étaient tenus par les rebelles. L’Armée a aussi avancé dans et autour de la ville de Deir Ezor, à la frontière avec l’Irak, à l’Est de la Syrie.  Ces développements sur le terrain sont intervenus alors que le secrétaire d’Etat américain John Kerry a reconnu mercredi que le régime du président Bachar al-Assad marquait des points dans le conflit. « C’est juste, oui, Assad a un petit peu amélioré sa position. Mais il ne gagne toujours pas. C’est une impasse », a déclaré sur CNN le chef de la diplomatie américaine. Interrogé sur un éventuel « échec » de la stratégie américaine en Syrie, John Kerry a répondu « non ».« La politique en Syrie est très difficile. Je ne veux en aucune manière chercher d’excuses mais nous voulons que cela avance plus vite, le faire mieux », a défendu le secrétaire d’Etat.  Une polémique a éclaté ces derniers jours à Washington après que d’influents sénateurs eurent affirmé que John Kerry aurait admis, lors d’une rencontre samedi à Munich (Allemagne), que la politique des Etats-Unis en Syrie avait échoué et qu’il fallait en changer.

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4273